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L'histoire du con qui dit "non"

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- Vous connaissez l'histoire du con qui dit "non" ?

- Non !

Et voilà le piège s'est refermé.

Attention : l'humour de cette introduction est là pour présenter le côté délicat de certaine situation de gestion de projet pour lequel il est nécessaire de flairer le chausse trappe... pour ne pas passer pour un con. Quant à l'illustration, j'aime beaucoup Geluck et son chat !

En tand que fournisseur de service web, vous avez déjà travaillé comme prestataire d'une webagency elle-même missionnée par une agence de communication sous-traitante d'une agence de relation publique qui répond à l'appel d'offre du client final ?

Ca aussi c'est un peu une histoire à la con, mais quand on gère un tel projet, il y a plusieurs dificultés :

  1. L'accès au besoin du client final est difficile. Au moins un des acteurs de la chaîne doit trancher pour le client car il a pas l'info, ou qu'elle n'est pas remontée jusqu'à lui. Bref la communication avec autant d'intervenants c'est pas simple.
  2. Le client remonte des infos, mais il a l'impression de ne pas être entendu. Le prestataire final ne reçoit aucun signal, il a l'impression d'avoir des fourmies dans les jambes, juqu'à ce que le client se mette à râler à force de ne pas se faire entendre.
  3. Il est difficile de voir le périmètre de la webagency et celui du prestataire, fournisseur de service. En général, le fournisseur de service réalise peu de travaux spécifiques mais est tributaire de la réalisation de la webagency qui elle s'occupe du projet spécifique. Si la webagency ou le fournisseur de service se "plante", le client ne sera pas content.
  4. C'est un projet qui prendra plus de temps qu'un projet où le client est en contact direct. La récolte des "entrées" nécessaires au démarage du projet doit passer et être validée par toutes les mains. Les conf call avec la webagency qui ne maîtrise pas le produit que vous commercialisez gaspillera du temps à l'équipe technique qui devra assurer le débug de l'application de la webagncy.
  5. Si un maillon de la chaine coule, c'est tout le monde qui plonge, chacun rejetant la faute sur l'autre.

Pour maîtriser un tel projet :

  1. Essayer d'avoir accès à un contact chez le client final pour recueillir son sentiment tout au long de la mise en place du projet.
  2. Travailler avec une webagency avec qui on a déjà travaillé est un plus. On a pas toujours le choix, mais parfois il peut être orienté par "copinage", pourquoi s'en privé.
  3. Une attention partculière doit être fourni par le chef de projet qui doit analyser le moindre signal. Un chef de projet sénior n'est pas un luxe.
  4. Le prestataire de service maîtrisant son produit se doit d'apporter un conseil en intégration irréprochable auprès de la webagency. Mieux vaut se froisser avec l'équipe technique de votre partenaire, en la bousculant un peu, plutôt que gérer un client mécontent. Mais il faut être filou pour ne pas se faire taxer d'ingérence !
  5. Une documentation complète, des procédures claires et un formalisme rigoureux assureront vos arrières ! En pratique, valider les conf call par un compte rendu envoyé par mail ou la rédaction d'un rétroplanning avec les éléments attendus montrera que vous maîtrisez le projet et les délais, que vous êtes sérieux et irréprochable.

Ne le regrettons pas, ce sont ces situations périlleuses qui font la joies de l'entreprise et du web !

Commentaires

  • Il faut au chef de projet qui gère ce panier de crabe 5 qualités majeures :
    1- Une grande lucidité, doublée d'une sérénité à toute épreuve
    2- Un sens de la diplomatie développé
    3- Beaucoup de bon sens, pour recentrer les échanges sur le besoin du client
    4- Un grand sens du service client
    5- L'amour du travail bien fait

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