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Des barreaux aux fenêtres

barreau-de-fort-brescou.jpgCe mois de février est aussi celui des journées de prévention du suicide. Avec ce comptage morbide chez France Télécom que l'on peut suivre dans toutes les gazettes, je fais le point sur mes circonspections, pas seulement en entreprise. Cette question de santé publique reste le difficile à aborder. Les oreilles se ferment quand on en parle par peur ou par pudeur, à moins que l'on ose pas chercher à comprendre... Si je sors du sujet tand pis, je veux comprendre quitte à bousculer un peu.

Pourtant, chaque année 160 000 français passe à l'acte. Les tentatives sont le signe d'un mal être profond, d'une rupture social, d'un appel au secours qu'il faut savoir entendre. Facile à dire...

Lorsque ce jugement de valeur est la cause d'un mal-être, lorsque le jugement de la société est la cause de tentative de suicide, c'est terriblement injustes. Pourquoi y a-t-il encore quatre à sept fois plus de tentatives de suicide chez les jeunes homosexuels que chez les autres ?

Lorsque le suicide est parfois la seule porte de sortie, comme un évitement. Quand on est malade, quand on souffre, quand on se sent inutile, ce suicider c'est choisir de mourir... c'est comme demander l'euthanasie.

Pourtant, il existe des thérapies, il existe les soins palliatifs. L'égoïsme est-il pour l'homme de quitter ses proches ou pour ses proches de laisser l'homme souffrir ? Je ne saurais répondre.

mainp2.jpgPourtant, si le nombre de suicides augmente avec l'âge, les hommes sont plus touchés. Si la précarité dévalorise l'individu, s'il y a sept fois plus de tentative de suicide dans les centres pénitenciers qu'ailleurs dans la société, c'est que les conditions de vie des hommes et leur équilibre est un facteur déclanchant.

Lorsque la liberté est atteinte, le rejet de la société est présent, lorsque la dignité humaine est en jeu cela induit forcement un mal-être social qui se traduit parfois par une tentative de suicide.

Pourtant en milieu professionnel, la situation dans l'entreprise, n'est souvent qu'un facteur : le stress, le chômage, ... parmi des problèmes personnels. Quid du rôle socialisant de l'entreprise ? Une entreprise, c'est une "communauté" de collègues qui ont un ensemble de points communs : des réunions, des clients, des exigences, des valeurs, des déjeuners, des pauses, ...

Lorsque ce tissu d'échange disparaît on a tendance à mettre des barreaux aux fenêtres plutôt qu'à traiter ouvertement le problème. C'est une façon de le régler, mais est-ce la meilleure ?

Les questions sont posées. Le débat est ouvert : les solutions sont entre les mains de chacun.

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