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  • Pourquoi j'aime travailler avec des collègues créatifs ?

    L'hcolisposte.jpgistoire commence sur Twitter où un ancien collègue se plaint de Laposte qui a perdu son recommandé. "A vous d'inventer la vie qui avec !" pourrait convenir tout à fait puisque un collègue lui répond en image, preuve à l'appui. Je la reproduit ici (.chez kek.). Je dois avouer que je suis tombé sous le charme (à voir le nombre de commantaires, je suis pas le seul). Décryptons un peu cette image.
    - il y a ce que tout le monde voit.
    - il y a l'imaginaire très fertile de l'artiste à moins qu'il ne connaisse très bien laposte ;)
    Ça fonctionne super bien, en effet :
    - qui ne s'est pas demandé comment arrivait un taxi quand on appelle à la boite vocale de get7 ou taxisbleus ?
    - qui ne s'est jamais demandé comment se fabriquent les fraises tagada ?
    - ...

    Plutôt que de parler de l'organisation de Laposte où tout à déjà été dit, parlons de la créativité. Reprennons l'image de notre humoriste : il y a ce que les clients voient et ce que l'équipe fait en aval pour faire tourner "l'usine" ! C'est donc que l'équipe doit être créative pour ne pas sombrer dans "l'usine à gaz". C'est justement cela qui m'intéresse !

    Créativité individuelle :
    On a tous un collègue qui de lui même aura la brillance de sortir une solution d'on ne sait trop où ! Mais si, en général c'est pas le plus doué communication, il est plutôt introverti certains disent même qu'il est un peu autiste et se pationne pour des sujets techniques (geeks). Oui mais ses solutions sont géniales à rendre jaloux plus d'un. Et bien votre collègue est atteint du syndrome d’Asperger. En fait, c'est un hypercréatif individuel. Il est parfois insupportable pour l'équipe mais indispensable. Pour valoriser et cultiver toute cette créativité, il faut la croiser avec d'autres sous forme de brainstorming.

    L'échec un ressor à refuser mais pas à blâmer
    Qu'il s'agisse de notre "autiste" ou d'autres collègues, on sait tous qu'on apprend en marchant. Refuser l'échec c'est ne pas s'en satisfaire, en faire défaitistement une règle inéluctable, mais c'est savoir tirer les leçons de l'échec : débrieffer en somme.
    Blâmer un échec est à rebour destructeur de créativité. En agissant comme jugemment, il génére du stress et la peur de mal faire, ce qui démotive au partage d'idées. Les collègues se sentent alors déresponsabilisés, on observe alors une fermeture.

    L'imaginaire fertile est contagieux
    Pour créer, inover, trouver "the killer idea" il faut savoir penser autrement, se mettre dans des conditions différentes qui vont permettre d'être créatif. La richesse d'une équipe se trouve aussi dans son caractère pluriel, pluri-culturel. Et ça marche parceque la créativité des uns appelle la créativité des autres !

    Reflexe créatif
    Corriger un bug "vicelar", demande une expérience et aussi une méthode et des réflexes pour passer au crible l'ensemble des symptômes.
    J'ai travaillé chez ArjoWiggins (papeterie) où le chef du BE avait toutes les réponses. Voilà comment il travaillait : tu l'appelles à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, il t'ecoute parler, 
    raccroche, va fumer un cigarette. Dix minutes plus tard, il te rappelle avec la solution avec la sagesse du vieux singe.
    Une démarche créative doit être accompagné de rigueur. Il ne s'agit pas simplement d'expérience mais surtout de permettre à ses neurones de se connecter pour explorer un très large panel de possibilité. Contrairement aux idées reçues, apprendre à être créatif, ce n'est pas laisser son collègue aborder le problème comme il l'entend. L'accompagner en créant un plan d'exploration ou un rapport d'étonnement est essentiel.
    Un tas de préjugé, de faux semblants nous bride au quotidien. Il agisse comme des oeillères.

    La démarche AWAW (Artist Way At Work)
    J'ai connu cette démarche avec Isabelle Fouchecour alors que je n'étais qu'étudiant et j'en retiens un excellent souvenir. J'en retire encore quelques pratiques. Awaw c'est la créativité au travail, comment rester créatif sous le stress, c'est acquérir certains réflexes qui aident à se sortir des situations bloquées parce qu'on se sera libèré mentalement de contraintes, les fameuses œillères.
    Décharger ses pulsions en rédigeant des pages rush, passer une journée "ordinaire" avec un appareil photo pour pouvoir se questionner a posteriori sur ce qui a attiré notre regard au quotidien sont autant d'atelier qui cassent les habitudes, le train-train et qui nous questionnent sur nos choix en utilisant tous nos sens au maximum de leur capacité.

    Au quotidien, c'est quoi être créatif ?
    Certes on peut dire c'est créer, inover mais on fait guère avancer le schmiliblick. C'est avoir une attitude résolument ouverte c'est faire fis de chaque problème, technique, fonctionnel, financier, humain, ... 
    Et apporter des réponses qui sont résollument positives parce qu'utile, fonctionnelles et concraites.

    L'ouverture de ce blog avait pour unique objectif de mieux appréander ma nouvelle fonction. C'est une manière créative de faire le point sur ses connaissances et le bilan des questions auxquels je suis confronté au quotidien. En celà, je peux anticiper, prendre le temps d'établir un plan qui sera forcément créatif et inovant en remettant en cause constamment les recettes de cuisines.

    Tout cela c'est l'inspiration d'un exercice awaw !

  • Mon bureau est rangé et puis c'est tout

    Après avoir visité les coulisses de ma société par les sentiers hors piste, nous partons cette semaine dans ma sphère presque intime mon bureau.
    Attention : ce billet pourrait choquer la sensibilité des plus susceptibles. En cas de crise de maniaquerie aigüe, l'éditeur de ce blog décline tout responsabilité.

    "Mon bureau est rangé." Ceci est une affirmation, et pour être transparent avec le lecteur, je colle ici une photo.

    bureau.jpg

    Comme mon honnêteté ne peut être mis en cause, je vais vous expliquer comment je prends soin de mes affaires. Chaque dossier est rangé aux archives quand il ne sert plus. Pour être dans l'air du temps, je jette dans la corbeille "recyclage" ce qui peut l'être : un acte citoyen en somme. Mais je ne m'arrête pas là : quatre fois par semaine je passe une lingette nettoyante anti-poussières, anti-bactérie. Ma tasse à café est elle aussi netoyée avant chaque départ, le soir. Pour moi, ranger son bureau, c'est essentielle à la vie. Quand on aime son travail, on aime son bureau et on le maintien en ordre. C'est non seulement du civisme, c'est la quintessence du professionnalisme, une fiéreté de ...


    - Aïe ! Quoi Pascal ? J'en fais trop ?
    - Ma note était pas sur le nettoyage du bureau ? Ben, je sais ça ! Et alors ...

    photo.jpg

    - T'avais pas le droit, je pers tout mon crédit maintenant. Tand pis je vais faire une pirouette.


    La semaine dernière Pascal fait part à l'équipe technique d'un bug affreux : une histoire de nuage de tags mal rangés, classés par ordre alphabétique au lieu d'un classement par popularité. La première suggestion de l'intégrateur (voir la première photo pour comprendre la duperie) qu'il n'y a qu'à regarder de toute évidence le client avait dû faire une erreur en saisissant ses tags ou bien. En étudiant la requête qui récupère les tags, je me suis aperçu (voir photo 2) qu'une "bannette" hors du champs de vison avait été placée pour masquer le bug. De fait tout semblait ok à première vue.

    - Et voilà Pascal !
    - quoi, c'est tout ? Tu voulais de la philosophie ?
    - non pas cette fois. Tu veux une conclusion socio-comportementale ? Bon Ok.

    Humilité. L'humilité face au client. L'humilité face au bug, à la machine, à la vie. Pour faire correctement son travail, de chef de projet ou de développeur il faut être créatif au sens américain du terme, dépasser les prejugés, remettre en cause le bon sens, ... Bref faire sauter les barrières mentales : be aware !

  • Si on se disait tout

    machine à café.jpgJalousie ou rancœur, désirs d'évolution ou envie de partir, vie perso ou ambitions pro, coup de cœur ou coup de gueule, rtt et heures supplémentaires, ragots rumeurs puis-je tout dire dans ma boite ? peut-on tout dire à son manager, le manager doit-il tout dire ?

    Toutes les vérités sont-elles bonnes à dire ? Cette histoire commence en une disserte de philo et risque de se terminer comme telle en aporie.

    "- tu te rends compte, le patron se tape sa secrétaire.
    - tu me diras au prix où il la paye, il faut bien qu'il ait une compensation parceque blonde chez elle c'est pas que les cheveux !
    - à ce niveau c'est du luxe. Moi qui demande une augmentation depuis deux ans. C'est la crise qu'il me dit.
    - il y a des budgets prioritaires ! (rires jaunes) Moi je cherche ailleurs, aprés le coup que m'a fait Claude l'autre jour, j'en peux plus."

    Voilà une discussion un peu cliché mais pas du tout anecdotique.

    Pour le manager que je suis, certains sujets sont plus facile à aborder que d'autres. Les jalousies des uns et les coucheries des autres ont tendances à m'horripiler tandis que les relations vraies m'intéresse beaucoup plus. Avoir un vrai déjeuné en tête a tête où l'on parle des difficultés du quotidien. Ces difficultés peuvent de plusieurs ordres : perso ou pro. Dans tous cas de figures, j'estime que déclarer spontanément une difficulté qu'elle est ou non un impact sur le travail est pour moi un signe de confiance et une volonté de dépasser celle-ci dans l'intérêt commun du salarié et de l'entreprise. Quant à colporter un ragot, amplifier une rumeur,... il est contre productif car elle détruit le relationnel et la confiance. Veillons donc a ne pas avoir la langue trop pendue !

    Mais souvent l'origine d'une rumeur se trouve dans un manque de communication. Les startups qui montent ont toutes des caps à passer.
    De la création à 3 ou 4, où la télépathie suffit a comprendre et anticiper les choses, jusqu'à la vingtaine de collaborateurs recrutés en catimini où l'échange d'infos doit être structurée mais peut rester centralisée, il reste bien souvent des secrets de polichinelle et autres secrets de fabrication qui sont gardés dans une tour d'ivoire. Il peut s'agir d'une casserole qui traine parcequ'on n'a jamais vraiment eu le temps de se préoccuper ou qui remettrait en cause beaucoup de "non acquis". Il peut s'agir aussi de cœur business stratégique que seul un ou l'autre des entrepreneurs ne souhaiteraient pas divulguer pour conserver un ascendant sur l'équipe. Enfin une stratégie consite à manager en dévoilant ses cartes toujours à la dernière minutes laissant un sentiment de mise devant le fait accompli.

    L'art et la manière de tout dire ? Fastoche, il n'y a qu'à lire "Cessez d'être gentil, soyez vrai" de Thomas d'Assembourg.
    Sérieusement et cela vaut aussi avec les enfants, mettre des mots sur ce que l'on ressent est indispensable pour ne pas rester frustré. Mais l'autre n'est pas toujours prêt à recevoir sa décharge de 4 vérités. Dire à un collègue : "tu me gonfles, tu fais toujours tout de travers" apporte un réponse de violence car 95% du temps c'est pas "toujours". Dire "vérifie ton travail avant de le partager permet à tout le monde de gagner du temps.". Ce n'est qu'un exemple pour pacifier les relations au travail.