Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Une pièce de théâtre

    rideaux.jpgJe sors de deux jours d'une pièce de théatre dont les protagonistes était dans la salle et dont je faisais parti.

    Dans quel traquenard suis-je tombé ?

    Mais au fait, vous connaissez le rapport entre la fameuse enseigne d'électroménager Tardy dont le meilleur vendeur a un discours tellement technique qu'il fait fuire ses clients et Tour'Azur voyagiste low-cost dont l'assistante est promue à un poste "peau de banane" ? Non ?

    Alex (alias Jacques Isore) et Sandra (alias Véronique Rocher) bien sûr. Ces comédiens, d'une pièce qui pût être du théâtre de boulevard si les situations n'étaient celles du quotidien du manager, sont en fait les formateurs originaux du "training relationnel du manager".

    Durant deux jours les saynettes se sont succédées dont Veronique, Jacques et les autres participants nous donnent la réplique autour de 7 ateliers :
    - faire un feedback négatif
    - dire "non"
    - annoncer une nouvelle désagréable
    - négocier avec son responsable hiérarchique
    - recevoir un collaborateur démotivé
    - gérer un conflit

    On y vient avec pleins d'idées préconçues sur la manière de manager au quotidien, une opinion de soit souvent décalée de la réalité.
    On y trouve des situations vécues, des collègues aussi casse-bonbons que certains vrais, des chausses-trappes à débusquer !
    On en sort ouvert à d'autres méthodes : plus souple pour les têtes brulées, plus ferme pour les éternels concensuels...
    J'ajoute que les partages d'expérience entre les participants permet de relativiser ses propres "cas" !

    Au final une excellente formation dynamique et vivante.

    Pour info, cette formation fait partie du book de la CEGOS. Les intervenants sont des consultants de Transition Formation.

  • Le sénario du film version SCRUM

    bobine.jpgAh ! Écrire un produit, c'est un peu comme écrire un livre. On écrit un monde idéal, on vit avec les personnages ou les cases à cocher en parfaite harmonie. On peut écrire ce que l'on veut, faire des anachronismes, placer placer des mots inconnus comme faire des circonloccutions. Bref c'est le pied car on se lâche !

    Quand on passe à l'adaptation d'un livre à un film, c'est une autre paire de manches. Il faut selectioner les scènes comme avec SCRUM (découpage du backlogs en sprints) et prioriser les scènes en vue du tournage. Il faut "caster" les stars de php et les maquilleuses de mockup (maquettes filaires).

    Sur le tournage, il faut être agile. Un assistant arrive auprès du réalisateur :
    - dis moi, de quelle couleur tu veux le tracteur dans la scène du baiser ? (nldr : on tourne un navet à l'eau de rose)
    - je sais pas, t'as quelle couleur ?
    - un Masset Ferguson rouge ou un Cat jaune mais c'est un tractopel, sinon il y a un vieux Ford vert.
    - ah très bien le vert.
    - oui mais est disponible pas avant 15 jours.
    - ok, va pour le rouge.

    Heureusement, cet assistant joue le rôle d'un parfait Scrum Master pour repousser et lever en permanance les difficultés.

  • Réussir sa soirée faritas sans multiplier les tortillas !

    Sortons un peu, soyons plus léger, plus frais en ces temps de grandes chaleurs. Samedi dernier en tout cas il faisait très chaud ; rien de tel pour organiser une soirée mexicaine entre amis : ariba caramba, guacamol, tequila, faritas et tortillas !

    faritas.jpgIl y a toujours la solution simple d'acheter ses tortillas, mais c'est beaucoup moins drôle que de les faire soit même. Vous trouverez une bonne recette sur Internet et soyez méfiant du livre de cuisine de votre grand ... une intuition ? Je vois mal ma grand mère manger des faritas avec un sombreros sur la tête.

    Ceci étant dit, c'est assez simple de faire la pâte à faritas on met de la farine (maïs et blé) et de l'eau puis on laisse faire le robot. On laisse reposer 1/2 heure.

    C'est là que les choses se compliquent car il y a eu comme un bug dans la préparation. Au moment de séparer la pâte en pâton, la pâte était trop élastique, c'était comme du chewing gum qui collait au rouleau à pâtisserie. Là mon expérience en gestion produits web m'a servi. On a envoyé immédiatement un émissaire chez old el passo au cas où... Pendant ce temps pour rattraper l'affaire, on a du prendre chaque pâton un par un (c'est la multiplication des pains et des c*** en cas de bug sur une ligne de production). Ça c'est encore un truc que je tire de mon expérience de développeur. Quand on fait du copier coller de code et que l'on a besoin de modifier quelque chose, il faut repasser partout. Quel gâchis ! On a mis deux heures à 3 alors que normalement en 1/2 heure les faritas sont prêtes à être farcies.

    Au final, les tortillas maison faisant 3 centimètres d'épaisseur et on a mangé les old el passo. Contrairement au bureau ça peu être plaisant et marrant de passer du temps, voire d'en perdre, en cuisine ratée.

  • Du Zodiac au paquebot

    galerie-membre,bateau,drague-et-zofiaque-gendarmerie-fei.jpgZodiac : embarcation légère et gonflable destiné à la pêche sportive, à la randonnée, ... en mer côtière, en rivière ou lac et étang.
    Paquebot : énorme navire destiné au transport de passager.

    De la starup à la multinationale, difficile de négocier le virage.  Voyons quels sont les leviers pour bien manœuvrer.


    Combien de fois ai-je pesté sur les clients grands comptes qui demandent 36 niveaux de validation ! Je ne les compte plus. Le dernier gros contrat faisait 16 signatures ce qui prend au moins un mois pour le chef de projets du client pour faire ce marathon ! Pendant ce temps rien ne peut avancer. Par contre dès la signature, il faut être dans les starting block. A rebour, la startup est plus réactive, mais quand "déboule" une vingtaine tous aussi spécialisés les uns que les autres et parfois qui ne se connaissent pas, il faut savoir canaliser ce petit monde !

    Conserver le Cap
    Si dans une première phase de 3 ans une startup peut être opportuniste naviguer tout azimut pour aller vite elle doit très vite se structurer pour accompagner sa croissance, assurer ses revenus,...
    Partir tout azimut cela peut être recentrer son activité, faire un virage à 180 degrés sans que personne ne s'en émeuve. Plus le temps passe, plus le bateau grossi, plus les virages sont durs à négocier.
    Là me viennent deux exemples :

    • j'avais rencontre Criteo au tout début alors qu'ils cherchaient à développer des widgets de blogs contextuels, pour finalement faire du brokerage publicitaire.
    • plus fort, Seesmic était un site de vidéo avant d'être un client desktop de twitter ! En rachetant ping.fm ça devient un produit avec de la suite dans les idées.

    S'il est aisé d'être opportuniste les deux premières années car les membres de l'équipe ont des intérêts communs en temps que fondateur et entrepreneur ce n'est plus le cas par la suite. De plus aux levées de fond de démarrage (des fondateurs) s'ajoutent celles de VC qui eux misent sur un PowerPoint et la tête du dirigeant et ne supportent que très peu le mal de mer.

    Assurer la croissances de ses revenus
    En débutant, facile de faire le sacrifice de quelques salaires, de bosser dans un garage ou chacun chez soit. A plus long terme, ce n'est tout de même pas sain. Comment attirer des talents ou des clients en travaillant dans un garage (si on travaille pas dans la mécanique auto) ?
    Si la question des salaires peut être reporté en versant des stock options, certains avantages peut devenir très vite des contraintes. Il y a des équilibres très simples à connaître et à appliquer dans la définition de son modèle économique :

    • en face une dépense récurrente y opposer une recette régulière (un abonnement par exemple pour la location de serveurs)
    • en face un charge fixe (exemple : le setup d'un applicatif ou un produit comme la clef 3G de votre pc) y opposer une facturation fixe.

    Ça vous semble logique, mais tout une famille de lapins blancs en plastique qui se connectent à Internet en sont en train de mourir sur vampes-grisées.com - ou quelque chose comme cela ! Une bien moches nouvelles pour les geeks.

    A chaque instant, le seul objectif d'une startup doit est prouver que son modèle économique est viable. Elle cesse d'être startup quand elle a atteint un équilibre et une croissance qui la met a l'abri d'être omnubilé par cet objectif. En se sens, concevoir ou étoffer sa gamme de produits fait quitté à mon sens le statut de startup à une jeune pousse.

    Faire émerger le premier relais de croissance
    Compléter sa gamme de produit est un premier virage trés important pour une entreprise. Ce premier relais de croissance est très souvent un accouchement douloureux. Il commence à intervenir au bout de 3 ou 4 ans d'existence. L'idée même est souvent difficile à avoir, le nouveau produit est une remise en cause profonde pour tous les membres de l'équipe. C'est à la fois une période de forte hésitation et une période de mutation dans les méthodes de travail car l'équipe grossi. Chacun ne s'y retrouve pas, certaines personnes n'adhérons pas au projet, s'il est mal presenté ou qu'on laisse le sentiment de mettre certaines personnes de côté.

    Assurer la croissances humaines
    Viens donc le temps de la mise en place d'un middle management. La promotion interne sera toujours mieux vécue, encore faut-il que ce soit possible. Le recours à l'externe pose à cette phase de grosses difficultés : imaginez le parachutage à pleine vitesse sur un zodiac ! Cela veut dire que le recrutement du middle management s'anticipe à la phase précédante. Mais la plus grosse difficulté se trouve pour le nouveau top management de changer la casquette d'entrepreneur en dirigeant. C'est l'occasion pour certains entrepreneurs de céder le zodiac considérant que leur Job est terminé. Ils préfèrent alors voguer à d'autres projets et récupérer leur mise plus intérêt. C'est un peu cas de Kelkoo racheté par Yahoo.
    Enfin, mais l'exemple n'est plus tout a fait dans la période 3 à 6 ans, Lycos avait reçu un proposition d'achat de 120 millions d'euro 6 mois avant de plier boutique. Quand on manque de trésorerie c'est moche en pleine crise financière, il n'y a pas grand chose à faire.

    Au contraire, certaines jeunes pousses gonflent comme des baudruches. Un signe qui ne trompe pas, celui d'un déséquilibre certain : la part des stagiaires par rapport aux automatismes. Ceux qui préfèrent une main d'œuvre peu qualifiée et éphemère à la perenité vont chercher à faire un coup rapide, comme surfer sur un effet de mode comme les comparateurs de prix. Combien de comparateurs il y a deux ans, combien aujourd'hui ? Si la situation persiste, le projet va vite sentir le sapin. Mais derrière ce besoin de parer au plus presser, ne nous y trompons pas. Cela relève d'un déficit technique. Prenons Twitter, les efforts déployé pour accompagner la croissance est prépondérante sur l'usage et les nouvelles fonctionnalités. Cela veut bien dire d'opportunisme oui, mais il faut faire bien du premier coup en se laissant la possibilité d'évolutions techniques.

    Assurer la croissances technique
    Si le produit montre des carences sous de faible charge (bug récurrents, temps de déploiement disproportionné, ...), on aura tendance combler par des rustines parce que personne ne sais faire autrement de toute façon, voire la rustine est un troupeau de stagiaires. Au début c'est pour absorber des taches le temps de faire la nouvelle version et puis souvent ça dure.
    Pixmania était un peu dans cette situation au tout début. Au vue des problèmes techniques, il a été décidé de concevoir une nouvelle version du site de vente en ligne. Mais peu d'améliorations ont été observé. Une grosse partie de l'équipe technique a été remercié dont le management qui ne faisait pas l'affaire. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Le niveau technique était trop bas.

    Au final, on peut noter les virages à négocier pour une jeune pousse :
    - la croissances de ses revenus
    - la croissance humaines
    - la croissance technique
    - le premier relais de croissance

    Je ne couvre certainement pas toutes difficultés des entreprises, mais j'espère que vous aurez apprécié les quelques exemples de réussite. J'ai volontairement tue le nom des échecs.