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Ressources humaines - Page 2

  • Lâcher prise le temps d'un weekend alongé

    prise_electrique.jpgA l'heure où parait cette note, je suis bien loin des serveurs de Nanterre qui ont eut la politesse de se débrouiller tout seul. Peut être je bois un café, peut-être je sirote un cocktail, mais je ne  suis pas devant mon écran. A nos serveurs, on leur a appris à mettre en ligne des notes de blogs. A ceux de Twitter et Facebook de se synchroniser avec des fils rss ! C'est pas merveilleux.

    - S'il y a des commentaires ?
    - il y a le répondeur !

    Ah ! Ce pont me monte à la tête ;) !

    Ne vous inquiétez pas, j'en profiterais pas. Vous connaissez ce syndrome, celui de la maladie des congés, quand pn tombe systématiquement malade pendant ses vacances ?
    Une étude très sérieuse de Ad Vingerhoets, professeur de psychologie clinique à l’université Tilburg (Pays-Bas) a montré que 3% de la population du test souffrait de troubles rendant les vacances pathogènes. Je me disais aussi !
    Les scientifiques sont partagés mais donneraient pour principale raison l'impact de relâchement après une longue période stress. Les plus hardis vont jusqu'à justifier cet état par la sécrétion  d'adrénaline, qui protège le système immunitaire, et de cortisol, un anti inflammatoire en période de stress. Mais l'adrénaline disparaît plus vite que le cortisol qui lui a besoin de pomper sur le système immunitaire pour se secréter. Les défences étant plus faible, on choppe plus facilement un rhume.

    Les scientifiques de conclure : il faut faire du sport et alterner les semaines stressantes et les moins stressantes.

    A l'heure qu'il est je suis sûrement en train de me siroter un grogue : j'ai bien fait d'écrire cette note a l'avance. Bon vendredi à mes lecteurs !

    (Note à propos de l'image : dans sa brochure d'information sur le stress à l'intention de ses salariés, la Société Générale conseille l'activité sexuelle... A chacun son sport ! )

  • Pourquoi j'aime travailler avec des collègues créatifs ?

    L'hcolisposte.jpgistoire commence sur Twitter où un ancien collègue se plaint de Laposte qui a perdu son recommandé. "A vous d'inventer la vie qui avec !" pourrait convenir tout à fait puisque un collègue lui répond en image, preuve à l'appui. Je la reproduit ici (.chez kek.). Je dois avouer que je suis tombé sous le charme (à voir le nombre de commantaires, je suis pas le seul). Décryptons un peu cette image.
    - il y a ce que tout le monde voit.
    - il y a l'imaginaire très fertile de l'artiste à moins qu'il ne connaisse très bien laposte ;)
    Ça fonctionne super bien, en effet :
    - qui ne s'est pas demandé comment arrivait un taxi quand on appelle à la boite vocale de get7 ou taxisbleus ?
    - qui ne s'est jamais demandé comment se fabriquent les fraises tagada ?
    - ...

    Plutôt que de parler de l'organisation de Laposte où tout à déjà été dit, parlons de la créativité. Reprennons l'image de notre humoriste : il y a ce que les clients voient et ce que l'équipe fait en aval pour faire tourner "l'usine" ! C'est donc que l'équipe doit être créative pour ne pas sombrer dans "l'usine à gaz". C'est justement cela qui m'intéresse !

    Créativité individuelle :
    On a tous un collègue qui de lui même aura la brillance de sortir une solution d'on ne sait trop où ! Mais si, en général c'est pas le plus doué communication, il est plutôt introverti certains disent même qu'il est un peu autiste et se pationne pour des sujets techniques (geeks). Oui mais ses solutions sont géniales à rendre jaloux plus d'un. Et bien votre collègue est atteint du syndrome d’Asperger. En fait, c'est un hypercréatif individuel. Il est parfois insupportable pour l'équipe mais indispensable. Pour valoriser et cultiver toute cette créativité, il faut la croiser avec d'autres sous forme de brainstorming.

    L'échec un ressor à refuser mais pas à blâmer
    Qu'il s'agisse de notre "autiste" ou d'autres collègues, on sait tous qu'on apprend en marchant. Refuser l'échec c'est ne pas s'en satisfaire, en faire défaitistement une règle inéluctable, mais c'est savoir tirer les leçons de l'échec : débrieffer en somme.
    Blâmer un échec est à rebour destructeur de créativité. En agissant comme jugemment, il génére du stress et la peur de mal faire, ce qui démotive au partage d'idées. Les collègues se sentent alors déresponsabilisés, on observe alors une fermeture.

    L'imaginaire fertile est contagieux
    Pour créer, inover, trouver "the killer idea" il faut savoir penser autrement, se mettre dans des conditions différentes qui vont permettre d'être créatif. La richesse d'une équipe se trouve aussi dans son caractère pluriel, pluri-culturel. Et ça marche parceque la créativité des uns appelle la créativité des autres !

    Reflexe créatif
    Corriger un bug "vicelar", demande une expérience et aussi une méthode et des réflexes pour passer au crible l'ensemble des symptômes.
    J'ai travaillé chez ArjoWiggins (papeterie) où le chef du BE avait toutes les réponses. Voilà comment il travaillait : tu l'appelles à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, il t'ecoute parler, 
    raccroche, va fumer un cigarette. Dix minutes plus tard, il te rappelle avec la solution avec la sagesse du vieux singe.
    Une démarche créative doit être accompagné de rigueur. Il ne s'agit pas simplement d'expérience mais surtout de permettre à ses neurones de se connecter pour explorer un très large panel de possibilité. Contrairement aux idées reçues, apprendre à être créatif, ce n'est pas laisser son collègue aborder le problème comme il l'entend. L'accompagner en créant un plan d'exploration ou un rapport d'étonnement est essentiel.
    Un tas de préjugé, de faux semblants nous bride au quotidien. Il agisse comme des oeillères.

    La démarche AWAW (Artist Way At Work)
    J'ai connu cette démarche avec Isabelle Fouchecour alors que je n'étais qu'étudiant et j'en retiens un excellent souvenir. J'en retire encore quelques pratiques. Awaw c'est la créativité au travail, comment rester créatif sous le stress, c'est acquérir certains réflexes qui aident à se sortir des situations bloquées parce qu'on se sera libèré mentalement de contraintes, les fameuses œillères.
    Décharger ses pulsions en rédigeant des pages rush, passer une journée "ordinaire" avec un appareil photo pour pouvoir se questionner a posteriori sur ce qui a attiré notre regard au quotidien sont autant d'atelier qui cassent les habitudes, le train-train et qui nous questionnent sur nos choix en utilisant tous nos sens au maximum de leur capacité.

    Au quotidien, c'est quoi être créatif ?
    Certes on peut dire c'est créer, inover mais on fait guère avancer le schmiliblick. C'est avoir une attitude résolument ouverte c'est faire fis de chaque problème, technique, fonctionnel, financier, humain, ... 
    Et apporter des réponses qui sont résollument positives parce qu'utile, fonctionnelles et concraites.

    L'ouverture de ce blog avait pour unique objectif de mieux appréander ma nouvelle fonction. C'est une manière créative de faire le point sur ses connaissances et le bilan des questions auxquels je suis confronté au quotidien. En celà, je peux anticiper, prendre le temps d'établir un plan qui sera forcément créatif et inovant en remettant en cause constamment les recettes de cuisines.

    Tout cela c'est l'inspiration d'un exercice awaw !

  • Si on se disait tout

    machine à café.jpgJalousie ou rancœur, désirs d'évolution ou envie de partir, vie perso ou ambitions pro, coup de cœur ou coup de gueule, rtt et heures supplémentaires, ragots rumeurs puis-je tout dire dans ma boite ? peut-on tout dire à son manager, le manager doit-il tout dire ?

    Toutes les vérités sont-elles bonnes à dire ? Cette histoire commence en une disserte de philo et risque de se terminer comme telle en aporie.

    "- tu te rends compte, le patron se tape sa secrétaire.
    - tu me diras au prix où il la paye, il faut bien qu'il ait une compensation parceque blonde chez elle c'est pas que les cheveux !
    - à ce niveau c'est du luxe. Moi qui demande une augmentation depuis deux ans. C'est la crise qu'il me dit.
    - il y a des budgets prioritaires ! (rires jaunes) Moi je cherche ailleurs, aprés le coup que m'a fait Claude l'autre jour, j'en peux plus."

    Voilà une discussion un peu cliché mais pas du tout anecdotique.

    Pour le manager que je suis, certains sujets sont plus facile à aborder que d'autres. Les jalousies des uns et les coucheries des autres ont tendances à m'horripiler tandis que les relations vraies m'intéresse beaucoup plus. Avoir un vrai déjeuné en tête a tête où l'on parle des difficultés du quotidien. Ces difficultés peuvent de plusieurs ordres : perso ou pro. Dans tous cas de figures, j'estime que déclarer spontanément une difficulté qu'elle est ou non un impact sur le travail est pour moi un signe de confiance et une volonté de dépasser celle-ci dans l'intérêt commun du salarié et de l'entreprise. Quant à colporter un ragot, amplifier une rumeur,... il est contre productif car elle détruit le relationnel et la confiance. Veillons donc a ne pas avoir la langue trop pendue !

    Mais souvent l'origine d'une rumeur se trouve dans un manque de communication. Les startups qui montent ont toutes des caps à passer.
    De la création à 3 ou 4, où la télépathie suffit a comprendre et anticiper les choses, jusqu'à la vingtaine de collaborateurs recrutés en catimini où l'échange d'infos doit être structurée mais peut rester centralisée, il reste bien souvent des secrets de polichinelle et autres secrets de fabrication qui sont gardés dans une tour d'ivoire. Il peut s'agir d'une casserole qui traine parcequ'on n'a jamais vraiment eu le temps de se préoccuper ou qui remettrait en cause beaucoup de "non acquis". Il peut s'agir aussi de cœur business stratégique que seul un ou l'autre des entrepreneurs ne souhaiteraient pas divulguer pour conserver un ascendant sur l'équipe. Enfin une stratégie consite à manager en dévoilant ses cartes toujours à la dernière minutes laissant un sentiment de mise devant le fait accompli.

    L'art et la manière de tout dire ? Fastoche, il n'y a qu'à lire "Cessez d'être gentil, soyez vrai" de Thomas d'Assembourg.
    Sérieusement et cela vaut aussi avec les enfants, mettre des mots sur ce que l'on ressent est indispensable pour ne pas rester frustré. Mais l'autre n'est pas toujours prêt à recevoir sa décharge de 4 vérités. Dire à un collègue : "tu me gonfles, tu fais toujours tout de travers" apporte un réponse de violence car 95% du temps c'est pas "toujours". Dire "vérifie ton travail avant de le partager permet à tout le monde de gagner du temps.". Ce n'est qu'un exemple pour pacifier les relations au travail.

  • Les confidences de mon médecin

    medecin.jpgJe vous avais promis une indiscrétion, la dernière fois que j'étais malade et que je n'avais rien.

    Mon médecin d'occasion, pas qu'il s'agisse d'une seconde main mais que je suis allé voir spécialement pour l'occasion, ne me connaissant pas m'ordonne des analyses. Pour justifier ses analyses, mon médecin me regarde en se frottant le menton et fini par me sortir avec une conviction que j'ai rarement vu chez un médecin : "je pense que vous n'avez rien, mais par définition on ne trouve que ce que l'on cherche alors on va vous faire...". Par pudeur, je ne détaillerais pas lesquels mais comme d'habitude j'ai fais un malaise vagale contrôlé puisque je commence à me connaitre. Passons. Comme mes lecteurs sont friands d'alégorie de la vraie vie, j'ai mis cette citation de côté.

    Remontons un peu le temps.

    Il y a trois mois, notre serveur de versioning Cvs crash, le vilain un vendredi soir. Pas moyen d'accéder a la machine même via le kvm. On envoi l'admin réseau chercher les disques dures au datacenter. Diagnostique : carte mère fichue. Il revient avec les disques le samedi pour tenter de les remonter et que mon équipe puisse travailler dès le lundi matin. Le disque de ce vieux serveur se branche pas partout, mais on arrive a trouver un serveur où le brancher. Après quelques tentatives (ou pas), le verdict de l'admin système tombe : on peux pas récuperer les disques. Là, amis pensez au backup : si vous en avez pas lancez ce chantier prioritaire ! Heureusement on avait un backup du matin même qu'on a remonté. Plus de peur que de mal cette mésaventure n'a coûté qu'une demi journée a huit personnes (développeurs et intégrateurs) pour reconstruire leur environnement. Ça aurait pu être pire ! Pis cette semaine, un collègue tombe sur le disque avec du versioning, le branche sur le serveur et oh miracle ça marche ...

    Quelle opération divine s'est-il donc passée ?

    Juste un peu de bonne volonté car on ne trouve que ce que l'on cherche et parfois il n'y a même pas chercher midi a quatorze heure.

  • Evaluer ses collaborateurs

    entretiens_gabs_cafeteria.gifOuf c'est fini !

    C'est le début de l'année et traditionnellement, vient à cette période les évaluations de fin (ou début) d'année. Aussi dans la série "évaluer" voici un mot sur ma méthode pour évaluer mes collaborateurs. Pour mémoire, mon équipe est constituée de chefs de projets, d'intégrateurs web, d'un designer, et de développeurs.

    Certains managers redoutes d'être en face à face avec leurs collaborrateurs, je trouve cela enrichissant et nécessaire. Voici les étapes que je retiens :

    1°) Lancement des entretiens avec mailling de la fiche d'autoévaluation. Celle-ci n'est autre qu'une grille de case à coche et de questions ouvertes qui guideront mes collaborateurs à préparer leur entretien.

    2°) L'entretien. Je prend le temps qu'il faut (1 à 2 heures par personnes) pour passer en revue les points de chacun, leurs attentes, les points forts et les points d'amélioration, ...

    3°) Le plan RH à 6 mois. En fonction des objectifs de la société, je conçois mon plan RH : mes besoins, mes ressources, et tente de répondre à "qu'est ce qui me manque pour répondre aux objectifs ? Où va-t-on avec l'équipe en place ?". Je présente ce plan à mon suppérieur hiérarchique qui peut apporter son point de vue, ses améliorations et son aval.

    4°) Le compte rendu. La fiche d'autoévaluation une fois complétée fait un excellent résumé que je signe et remet en main propre avec les objectifs et/ou points à développer.

  • L'humilité des développeurs

    Vous trouverez cela surprenant, voire choquant que je puisse ici reproduire une photo des toilettes de nos bureaux. Pardonnez l'indélicatesse, mais les solutions aux problèmes métaphysiques (sic) se résolvant souvent dans des lieux incongrus, je vous livre telle quelle ma réflexion. Je commencerais donc par une question : y-a-t-il sur cette photo quelque chose qui vous choque ? Non ?

    P1040456.JPG

    Le détail est que le rouleau est posé à l'envers et qu'il faut, quand on est placé sur le "fauteuil" tirer vers le fond pour déchirer une feuille de papier toilette, obligeant une contorstion ! C'est un petit détail mais qui à l'usage à son importance. J'aurais pu me plaindre pour qu'on daigne changer la situation, mais auprès de qui ? il faut que je croise le technicien de Elis ... Cela en vaut-il la peine ? Qui l'avait vu ? On peut faire avec ?

    Voilà toutes les remarques que se posent tous les jours mes clients à propos des logiciels que nous fournissons, surtout ces clients. L'exigence du petit détail c'est important, même plus : primordiale.

    Je me suis longtemps demandé comment qualifier l'état d'esprit d'un développeur qui réussi parce qu'il se pose les bonnes questions. Je crois que j'ai touché du doigt il y a peu la solution. Pour moi un bon développeur doit être avant tout humble devant le problème posé. Humble cela veut dire... Tiens cet exemple, plus haut, qui n'a rien à voir bien sur mais qui permettra à tout le monde de voir de quoi je parle. Dans la pratique le technicien de Elis qui pose le rouleau à l'envers, car c'est plus simple pour lui quand il le met en place, s'est-il mis à la place de celui qui va l'utiliser ? Le développeur humble, c'est celui:

    1. qui sait se met à la place de celui qui va utiliser son produit.
    2. qui doute à tout moment de ce qu'il faut dans le sens qu'il sait se remet en cause.