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hors sujet

  • Ca ne s'explique pas. Ça se vit !

    J'avais dix huit ans, je sortais de l'insouciance de la puberté pour m'ouvrir définitivement à la vie en société. Pour preuve je suis passé d'enfant turbulent écoutant Europe 2 à RFM ! C'eut pu être radio scoop, mais non. Bref à cette époque, je révisais studieusement mon bacho en écoutant de la musique. Ce fut pour moi une véritable cure de jouvence. Entre les moles de so42+ et les logarithmiques népérien, j'ai découvert Charles Aznavour qui montait des marches, Michel Jonaz et ses Supernana, les yeux menthe à l'eau de Eddy Mitchel, Diego libre chez Michel Berger, le Roc de Starmania... Bref toutes les connaissances de Michel Drucker qui venaient chanter rien que pour moi dans le poste.

    Quelques mois plus tard, c'est l'été. Cet été là, je le passe sur ma bicyclette tout terrain à raison d'une trentaine de kilomètres par jour, parfois en peloton, souvent seul. Quand la providence m'offre le temps idéal, pas de pluie, pas trop chaud, je m'aventurais pour des tours plus long d'une centaine de kilomètres. Les premiers avalés, frais comme un gardon, se roulent truffe relevée au vent, prêt à fendre l'air comme une fusée. Et puis plus les kilomètres passent, plus mon rythme diminue et plus le cerveau se met en pilotage automatique. Ça devient comme une drogue, on se trouve dans un état second que procure l'effort sportif. Seuls les oiseaux gazouillent, les vaches beuglent, les moutons bêlent, les poules caquettent, ... Que d'encouragements au bord des routes. Et puis aux deux tiers du parcours, une bosse d'un kilomètre ou deux et là :

    J'ai la tête qui éclate
    J'voudrais seulement dormir
    M'étendre sur l'asphalte
    Et me laisser mourir
    Stone
    Le monde est stone

    Alors je me relève sur mon vélo pour me donner du courage. C'est trop bête d'abandonner là, de toute façon je suis à Saint Gervais sur Couches et il n'y a personne dans les rues. Seul un chat traverseà peine effarouché. La fréquence de pédalage se fait de plus en plus mécanique au fur et à mesure que la pente est gravie. Les mâchoires se serre dent contre dent. La respiration se fait plus rapide asséchant de fond de la gorge. Stone résonne comme un cri de guerre, les couplets bégayent, la voie claire et puissante de Fabienne Thibault est remplacée par une voie saccadée et militaire. Encore un petit effort et c'est le sommet dans quelques mètres. A ce moment là,

    Je cherche le soleil
    Au milieu de ma nuit
    Stone
    Le monde est stone
    J'ai plus envie d'me battre
    J'ai plus envie d'courir
    Comme tous ces automates
    Qui bâtissent des empires
    Que le vent peut détruire
    Comme des châteaux de cartes

    Et c'est reparti comme cela jusqu'à l'arrivée au gré des côtes jusqu'à la dernière. Aller chercher au plus profond de soit et donner tout ce que l'on a dans les trippes, sans jamais abandonner, voilà ce que résume cette chanson qui veut pourtant dire l'inverse.

    Vendredi dernier, j'ai ressenti le besoin de réécouter cette chanson. Allez savoir ce qui a déclenché ça. Ca ne s'explique pas. Ça se vit !

  • Nos aïeux ouvrent la voie de la liberté d'entreprendre

    A mon grand père (1920-2009).
    Aux nouvelles recrues de blogSpirit.

    botteleuse.jpgJuste à la sortie de la guerre mon grand-père, qui était mobilisé à font romeu, est rentré dans notre région puis à rencontré ma grand-mère. Ils se marièrent, eurent de beaux enfants... Mon grand-père s'installa un peu à contre cœur dans la ferme de ses beaux-parents qu'ils exploitaient en métayage (business model complètement old fashion mais si proche du SAAS ! J'adore !). A contre coeur en effet, car mon grand-père, bien qu'aimant les bêtes (surtout les chevaux avec qui il aimait travaillé), ne trouvait pas un grand plaisir à la ferme. Mais à l'époque, on ne choisissait pas, on faisait le métier de ses parants. Alors quand il avait la possibilité de s'adonner à sa véritable passion, le bricolage et la mécanique, il s'en donnait à coeur joie. Ainsi, mon grand-père a eu le premier tracteur de son village, la première botteleuse mécanique , ...

    A la fin des années 60, mon père entamait ses études et tout comme mon grand-père, on avait orienté mon père vers l'agriculture. Sauf que mon père lui, n'apprécie guère d'être au champs et encore moins de s'occuper des bêtes. Alors mon grand-père fit de pieds et des mains pour que mon père entre dans un lycée technique. L'ascenseur social commençait difficilement à se mettre en route. Mon père entra finalement dans ce lycée technique.
    Mon père aussi fut le premier du village à faire du développement télématique et mettre une connexion internet à la maison.

    Quant à moi, l'ascenseur s'était bien dégrippé, et je ne peux guère dire que je serais "le premier de mon village (Paris) à" ... Tout juste quand je teste un service web, je me satisfais que le login "clotaire" ne soit pas pris. En général, ça veut dire que je suis pas trop largué ! Le progrès par la technique et par l'informatique, c'est au fond un vieux rêve de famille. Et j'ai peut-etre hérité de quelques choses des pionniers de ma famille même si j'ai connu Facebook et Twitter après un paquet de monde.

    Je crois que derrière ce rêve de progrès, d'innovation, il y a la volonté de voir l'Homme grandir et s'astreindre de ses contraintes quotidienne. En somme, c'est un vœu de liberté.
    Ce n'est pas étonnant si les générations se succèdent pour défendre avec pugnacité celle-ci. Ce n'est pas étonnant non plus si la fougue de la jeunesse participe à l'essor ces nouvelles technologies, contribue à bouger les lignes en partant à l'aventure avec la soif de conquérir le monde et l'innocence de ceux pour qui la sagesse n'est pas encore là. A l'heure où les tunisiens se battent pour recouvrir leur liberté, c'est tout un symbole qui nait à travers ce progrès de l'humanité.
    C'est en regardant le chemin parcouru que l'on peut se rendre compte ce que chacun à fait pour obtenir ce qu'il est devenu. C'est en regardant en arrière que l'on peut mesurer la chance d'avoir autant de liberté. Sans audace, sans effort, il n'en serait rien : je crois que je suis fier de mes aïeux d'avoir su saisir l'opportunité d'exercer cette liberté d'entreprendre !

  • Au pied du mont Toubkal

    img_0105.jpgIl y a quelques jours me trouvais au pied du mont Toubkal avec des collègues en séminaires d'entreprise. Je passe sur le fait que j'y ai trouvé à Asni un plat à Tajin pour 20 diram (1.8 euros) et que ça changera des Faritas ! D'ailleurs j'ai appris que pour sa première utilisation (comme toutes les poteries) il fallait laisser tremper une journée. Qu'est ce que boit ces machins là. Après il faut badigeonné d'huile ! C'est tellement poreux que l'huile à traverser. Je pense que les sucs d'agneau vont colmater ça.

    Quoi, je digresse ?

    Un peu mais le Maroc c'est comme cela. Puis un blog c'est pour donner des conseils non. Vous savez quel mot clef me rapporte le plus de requêtes sur Google ? "Faritas" imaginez la tête du visiteur qui tombe sur une note de gestion de projet ! Dans cette note au moins il y a le truc du chef !
    Revenons à nos moutons.

    Là bas les gens ne connaissent que Sarko pour le critiquer et Zidane pour l'aduler. Encore plus loin, à Imil, une sorte de bout du monde à 2 heures en 4x4 de Marrakech et à 1800m d'altitude, nous avons rencontré un membre du CAF (chasseur alpin français) du Maroc qui nous a fièrement montré sa carte intacte avec une photo d'identité noir et blanc qui date d'au moins 50 ans. Le Sidi (le Monsieur) a 80 ans passés nous a fait quelques exercices de souplesse... Comme un défi nous avons demandé de lever coude contre genou et pousse contre le nez. Le vieux sage ne manquant pas d'humour s'est exécuté en ajoutant la fantaisie de téter le pouce tel celui qui boirait une bouteille !

    Et puis plus loin, on a pique niqué au bord de l'oued. Il y avait ces enfants qui jouaient au foot avec un ballon dégonflé. Un collègue leur a appris faire un petit pont et un levé de ballon avec le talon ; pas facile avec un ballon dégonflé...

    Pour découvrir le Maroc il y a Martine et Claude qui possèdent tous deux un riad à Marrakech (Dar Karmous et Dar Guenaoua). Ils ont été les organisateurs de ce week-end séminaire merveilleux...

  • Des barreaux aux fenêtres

    barreau-de-fort-brescou.jpgCe mois de février est aussi celui des journées de prévention du suicide. Avec ce comptage morbide chez France Télécom que l'on peut suivre dans toutes les gazettes, je fais le point sur mes circonspections, pas seulement en entreprise. Cette question de santé publique reste le difficile à aborder. Les oreilles se ferment quand on en parle par peur ou par pudeur, à moins que l'on ose pas chercher à comprendre... Si je sors du sujet tand pis, je veux comprendre quitte à bousculer un peu.

    Pourtant, chaque année 160 000 français passe à l'acte. Les tentatives sont le signe d'un mal être profond, d'une rupture social, d'un appel au secours qu'il faut savoir entendre. Facile à dire...

    Lorsque ce jugement de valeur est la cause d'un mal-être, lorsque le jugement de la société est la cause de tentative de suicide, c'est terriblement injustes. Pourquoi y a-t-il encore quatre à sept fois plus de tentatives de suicide chez les jeunes homosexuels que chez les autres ?

    Lorsque le suicide est parfois la seule porte de sortie, comme un évitement. Quand on est malade, quand on souffre, quand on se sent inutile, ce suicider c'est choisir de mourir... c'est comme demander l'euthanasie.

    Pourtant, il existe des thérapies, il existe les soins palliatifs. L'égoïsme est-il pour l'homme de quitter ses proches ou pour ses proches de laisser l'homme souffrir ? Je ne saurais répondre.

    mainp2.jpgPourtant, si le nombre de suicides augmente avec l'âge, les hommes sont plus touchés. Si la précarité dévalorise l'individu, s'il y a sept fois plus de tentative de suicide dans les centres pénitenciers qu'ailleurs dans la société, c'est que les conditions de vie des hommes et leur équilibre est un facteur déclanchant.

    Lorsque la liberté est atteinte, le rejet de la société est présent, lorsque la dignité humaine est en jeu cela induit forcement un mal-être social qui se traduit parfois par une tentative de suicide.

    Pourtant en milieu professionnel, la situation dans l'entreprise, n'est souvent qu'un facteur : le stress, le chômage, ... parmi des problèmes personnels. Quid du rôle socialisant de l'entreprise ? Une entreprise, c'est une "communauté" de collègues qui ont un ensemble de points communs : des réunions, des clients, des exigences, des valeurs, des déjeuners, des pauses, ...

    Lorsque ce tissu d'échange disparaît on a tendance à mettre des barreaux aux fenêtres plutôt qu'à traiter ouvertement le problème. C'est une façon de le régler, mais est-ce la meilleure ?

    Les questions sont posées. Le débat est ouvert : les solutions sont entre les mains de chacun.

    Liens utiles :

  • Le spleen du samedi soir : L'équilibre

    equilibriste.jpgImaginez. On est au cirque. La piste est circulaire. Les tigres et les lions viennent de faire leur numéros. La musique baisse d'intensité, l'air de la mélodie envahi la salle, on aurait dit qu'on voulait nous souffler une comptine. Les projecteurs s'allument puis se dirigent lentement vers le ciel passe sur une forme puis s'arrête comme si le projectionniste avait louper quelque chose. Le faisceau lumineux fait demi tour puis revient. Les spectateurs se mettent à retenir leur souffle. En plein milieu du vide, une jeune fille est assit sur un filin. La demoiselle se redressa avec grâce sur sa ligne de vie. C'était doux, on aurait dit du coton et puis c'était petit tout là haut ! Et puis le nuage s'est effacé. Le rêve est terminé ; la vie reprend étourdi et un peu déséquilibré.

    La vie est un équilibre. L'équilibre rassemble l'excès et la modération. L'équilibre des équilibristes, c'est une pratique à risque : c'est se mettre en danger. C'est aussi le piment de la vie. Mais vivre équilibrer c'est doser chacune des bouchées que l'on donne à la vie. L'équilibre, c'est aussi refaire surface quand on est sur la corde raide.

    Un projet aussi est une somme d'équilibre. L'équilibre budgétaire, …

    Je vous laisse poursuivre le fil de cette histoire avec le degré de folie qu'il convient pour en profiter.

  • Quand le web sera un Art

     

    La semaine dernière je me suis égaré à quelques état d'âmes culinaires. Un étonnant rapport avec la gestion de produit et de projet, mais qu'importe cette semaine je vais placer la barre encore plus haut ;). Ce week-end, j'ai eu la larme à l'oeil parce que c'était beau et les belles émotions font pleurer.

    Mon grand père, dès que l'hiver revenait et qu'il n'y avait plus rien à cultiver dans le jardin transformait la salle à manger en atelier de fabrication de panier en osier. Il tressait un à un les paniers qui allait servir pour faire les courses, dans la jardin pour ramasser les légumes et à la maison comme sucrier. Il pouvait passer des heures à concevoir ses modèles avec une telle patience et une telle perfection et soucis du détail ! Quand il offrait un panier ce n'était pas seulement un cadeau, c'était un honneur d'accéder à ce savoir faire unique et précieux. Je me revois l'observer et me dit que ce travail était de un Art. Pendant ce temps ma grand-mère préparait la cuisine, des plats uniques qu'on ne trouve pas dans le commerce.

    Mes grand-parents n'ont jamais cédé à la facilité de l'achat compulsif, ils aimaient faire par eux mêmes. C'est aujourd'hui une valeur essentiel du travail : l'amour du travail bien fait et la satisfaction d'avoir créer de la valeur.

    L'Art culinaire, c'est quand la cuisine atteint des sommets, quand c'est bon à en tomber par terre ! Les ouvrages d'Arts, c'est les ponts, les viaducs, les constructions fascinantes de grandeur, une conception majestueuses, un travail pharaonique. Et puis, il y a les Arts marciaux, l'Art de vivre, les Arts et Métiers (sic), ...

    Au début de l'Internet, il y eu les pionniers, des barbus qui développaient des logiciels dans leur garage. Maintenant il y a le Web 2.0, un écosystème réelle pour un savoir faire réél. Maitriser cette technologie être un honneur. Réaliser des projets participatifs pour des grandes entreprises qui font appel à nous, car elles nous reconnaissent une plus value qu'elles ne maitrisent pas, est une fierté énorme. Alors oui, il y a bien un Art du web, et comme tout Art il y a des règles (les règles de l'Arts) celles du travail bien fait, faire un produit qui rend service, ...