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Produits et projets web - Page 6

  • Si on se disait tout

    machine à café.jpgJalousie ou rancœur, désirs d'évolution ou envie de partir, vie perso ou ambitions pro, coup de cœur ou coup de gueule, rtt et heures supplémentaires, ragots rumeurs puis-je tout dire dans ma boite ? peut-on tout dire à son manager, le manager doit-il tout dire ?

    Toutes les vérités sont-elles bonnes à dire ? Cette histoire commence en une disserte de philo et risque de se terminer comme telle en aporie.

    "- tu te rends compte, le patron se tape sa secrétaire.
    - tu me diras au prix où il la paye, il faut bien qu'il ait une compensation parceque blonde chez elle c'est pas que les cheveux !
    - à ce niveau c'est du luxe. Moi qui demande une augmentation depuis deux ans. C'est la crise qu'il me dit.
    - il y a des budgets prioritaires ! (rires jaunes) Moi je cherche ailleurs, aprés le coup que m'a fait Claude l'autre jour, j'en peux plus."

    Voilà une discussion un peu cliché mais pas du tout anecdotique.

    Pour le manager que je suis, certains sujets sont plus facile à aborder que d'autres. Les jalousies des uns et les coucheries des autres ont tendances à m'horripiler tandis que les relations vraies m'intéresse beaucoup plus. Avoir un vrai déjeuné en tête a tête où l'on parle des difficultés du quotidien. Ces difficultés peuvent de plusieurs ordres : perso ou pro. Dans tous cas de figures, j'estime que déclarer spontanément une difficulté qu'elle est ou non un impact sur le travail est pour moi un signe de confiance et une volonté de dépasser celle-ci dans l'intérêt commun du salarié et de l'entreprise. Quant à colporter un ragot, amplifier une rumeur,... il est contre productif car elle détruit le relationnel et la confiance. Veillons donc a ne pas avoir la langue trop pendue !

    Mais souvent l'origine d'une rumeur se trouve dans un manque de communication. Les startups qui montent ont toutes des caps à passer.
    De la création à 3 ou 4, où la télépathie suffit a comprendre et anticiper les choses, jusqu'à la vingtaine de collaborateurs recrutés en catimini où l'échange d'infos doit être structurée mais peut rester centralisée, il reste bien souvent des secrets de polichinelle et autres secrets de fabrication qui sont gardés dans une tour d'ivoire. Il peut s'agir d'une casserole qui traine parcequ'on n'a jamais vraiment eu le temps de se préoccuper ou qui remettrait en cause beaucoup de "non acquis". Il peut s'agir aussi de cœur business stratégique que seul un ou l'autre des entrepreneurs ne souhaiteraient pas divulguer pour conserver un ascendant sur l'équipe. Enfin une stratégie consite à manager en dévoilant ses cartes toujours à la dernière minutes laissant un sentiment de mise devant le fait accompli.

    L'art et la manière de tout dire ? Fastoche, il n'y a qu'à lire "Cessez d'être gentil, soyez vrai" de Thomas d'Assembourg.
    Sérieusement et cela vaut aussi avec les enfants, mettre des mots sur ce que l'on ressent est indispensable pour ne pas rester frustré. Mais l'autre n'est pas toujours prêt à recevoir sa décharge de 4 vérités. Dire à un collègue : "tu me gonfles, tu fais toujours tout de travers" apporte un réponse de violence car 95% du temps c'est pas "toujours". Dire "vérifie ton travail avant de le partager permet à tout le monde de gagner du temps.". Ce n'est qu'un exemple pour pacifier les relations au travail.

  • Un monde plus petit pour des défits plus gands

    lpp2.jpgDes lessives concentrées aux smart phones, du délais de livraison d'un produit à la pause dejeuné en passant par les plats dans les restaurants gastronomiques, des vêtements moulant au mini jupe, du micro blogging sur twitter aux sites pour Iphone, pourquoi tout devient plus petit dans notre société moderne ? Pourquoi cette frénésie pour la miniaturisation ?

    Le petit voyage

    L'homme moderne, face à la femme du monde, consomme décidément autrement. Quand je fréquentais le collège, nous portions des cartables de 15 kg alors qu'aujourd'hui il me semble que tout ce savoir, et même plus tient dans mon iPhone. Miniaturiser ça nous permet de maîtriser l'espace et l'infiniment grand. Combien de voyageurs partent chaque jour de cet énorme aérogare qu'est Roissy avec seulement un portable en poche et traverse l'Europe pour une réunion de travail d'une journée ?

    Le petit court (et pressé)

    Tout est en capsule, tout est dosé pour se faciliter la vie dit-on ! Pour gagner du temps en réalité. On twitte alors qu'un blog avec une bonne analyse dans une note de blog est plus constructive. C'est juste qu'on peut, du coup, faire un plus grand nombre de choses, donner son avis sur une immensité de problématiques sans bouger de son bureau. Les technophiles et adepte du dernier Ipad Nano (merci Pascal) sont ceux qui aiment aller vite et s'en plaigne : allez comprendre !

    La petite individualité face au grand individualisme

    La société moderne reconnaît l'individualité comme importante. C'est ce qui fait que dans les grandes villes, une personne est quasi insignifiante conséquence de quoi on observe beaucoup plus de tolérence (en fait autant d'indifférence). Les récentes électons ont bien rappelé cet état de fait le vote sanction (FN) est plus fort en campagne que dans nos mégalopôles cosmopolites. Pour preuve également, il est réputé plus dure de vivre son homosexualité qu'à Paris, la différence devient ce qu'on montre du doigt là où elle est normalité.

    Mais pourtant ce qui fait la grandeur d'une équipe c'est que chaque membre doit rester petit pour en décupler sa force ! Paradoxal.

     

    Et si la réponse à la mondialisation était la miniaturisation pour aller plus loin, plus vite.

  • Les relations clients et la loi du Talion

    mayonnaise.jpgJe me trouvais il y a quelques années a déjeuné fortuitement avec un décisionnaire d'un groupe industriel de fabriquant de composant électrique et un responsable chez Cap Gemini juste après la signature du contrat d'externalisation de la gestion tout son parc informatique de ce premier. Chacun se gaussait que sa société avait rondement mené les négociations. Intelligemment, nous avons fini par conclure que c'était un bon contrat puisqu'il satisfaisait les deux parties.

    La transaction commerciale se solde toujours par un accord bipartite où l'une et l'autre sont d'accord avec les termes du contrat. En gros le client est sur d'avoir fait une bonne affaire et le prestataire ou fournisseur, lui, est sur d'avoir remporté un contrat juteux.

    Quand on passe a l'exécution du contrat, les choses changent. Le client va chercher à avoir le maximum, le prestataire va chercher à se couvrir par la rédaction d'un cahier des charges et spécifications techniques, ... Il n'est pas rare qu'un petit "rien" chez le client provoque une poussée de fièvre : d'un coup la planète entière est en copie, des tensions apparaissent et chacun tire la couverture vers soit.

    Quand on gère un projet, qui nous semble maîtrisé, c'est toujours frustrant de voir la savonnette vous glisser entre les mains. Il est très difficile de garder son calme face client accusateur quand on fait tout pour défendre son projet en interne et que le seul "remerciement" est un email bien acide pour dénoncer une situation qui n'est pas forcément de votre fait.

    Quels sont ces petits riens prétextes a toutes les empoignades ?

    • Le chef de projet du client manque d'autonomie et met systématiquement le chef en copie. A chaque fois qu'un bug surviendra, ce chef de projet relèvera le manquement pour justifier qu'il fait correctement auprès de sa hiérarchie et se dédoine du problème. Parfois ça frise la mauvaise fois car on ne vous a pas transmis tous les éléments !
    • Le manque de communication. Le client a besoin d'être rassuré et de voir les choses avancer. Sur des technologies qu'il ne maitrise pas il peut "flipper" pour "mettre un coup de pression" et s'assurer que les délais seront tenus. Il va mettre en avant des problème de délais, reprocher de ne pas être clair, ...
    • La peur du risque. Il n'est pas rare qu'avec les grosses entreprises, un "détail" juridique, le niveau de sécurité informatique, ou même la peur d'engager la réputation de sa société est un frein et prétexte à ralentir le projet par une escalade hiérarchique. Le manque de confiance dans le projet ou un boulversement des habitudes de travail peut induire des ostilités envers le projet.
    • Enfin des tensions internes chez le client ne sont pas à négliger. Difficile de déceler des conflits d'interêt interne, et les bâtons dans les roues déposés par un rival chez le client !

    Tous ces petits riens sont comme des boomrangs qui reviennent en pleine figure du chef de projet.

    Quelle est l'attitude à adopter ?
    Il est difficile de repérer quand la situation bascule et difficile de diagnostiquer la cause du réélle du problème. Le client nous fourni un symptôme, au chef de projet à connaître la cause réélle pour livrer le projet. La situation peut se dégrader très vite, il ne faut absolument pas froisser le client sous peine d'envenimer la situation. Il ne faut pas s'isoler et avoir recours à une discussion avec le commercial qui a conclus la vente et essayer de comprendre les raisons exactes de ce revirement de situation.

    A éviter : faire monter la mayonnaise en mettant soit même en copie toute sa planète avec ses suppérieurs sans s'être concerté. Donc pas de loi du Talion ! Il faut savoir reconnaître que certaines situation nous dépasse, le dialogue posé est toujours la meilleure solution.

  • Prototype, maquette ou Mockup ?

    mockup.jpgQuand on concoit des produits web, la difficulté est de visualiser ce que l'on fait. Rendre vivant facilité la mise en place de l'ergonomie et mettre en évidence les questions techniques qui se posent.

    Pour que les idées fusent devant la feuille blanche, il faut un outil qui permette la mise en place des objets (popup, checkbox, radio boutons, ...) rapidement et facilement.

    Les prototypes HTML ne sont pas assez évidentes et l'on perd trop de temps à les mettre en place. Il faut une charte graphique, ce qui vient après la phase d'étude.

    On peut utiliser power point, qui permet de faire des maquettes vraiment fidèle. Mais la difficulté réside dans la flexibilité bouger et tester la palce des d'éléments à créer.

    Depuis quelques temps pousse comme des champignons des services en ligne de "mockup". J'utilise mockflow qui possède une gallerie de d'objets impressionantes (mobiles par exemple). Il est possible de créer des templates que l'on peut partager. Cela permet de créer très rapidement de page explicite pour les développeurs et les graphistes. Deplus comme nous travaillons avec des agences ou des clients, nous pouvons partager nos propres templates. Cela est un guide précieux pour les graphistes des clients et une valeur ajoutée pour les chefs de projets afin de cadrer les graphistes.

  • Des barreaux aux fenêtres

    barreau-de-fort-brescou.jpgCe mois de février est aussi celui des journées de prévention du suicide. Avec ce comptage morbide chez France Télécom que l'on peut suivre dans toutes les gazettes, je fais le point sur mes circonspections, pas seulement en entreprise. Cette question de santé publique reste le difficile à aborder. Les oreilles se ferment quand on en parle par peur ou par pudeur, à moins que l'on ose pas chercher à comprendre... Si je sors du sujet tand pis, je veux comprendre quitte à bousculer un peu.

    Pourtant, chaque année 160 000 français passe à l'acte. Les tentatives sont le signe d'un mal être profond, d'une rupture social, d'un appel au secours qu'il faut savoir entendre. Facile à dire...

    Lorsque ce jugement de valeur est la cause d'un mal-être, lorsque le jugement de la société est la cause de tentative de suicide, c'est terriblement injustes. Pourquoi y a-t-il encore quatre à sept fois plus de tentatives de suicide chez les jeunes homosexuels que chez les autres ?

    Lorsque le suicide est parfois la seule porte de sortie, comme un évitement. Quand on est malade, quand on souffre, quand on se sent inutile, ce suicider c'est choisir de mourir... c'est comme demander l'euthanasie.

    Pourtant, il existe des thérapies, il existe les soins palliatifs. L'égoïsme est-il pour l'homme de quitter ses proches ou pour ses proches de laisser l'homme souffrir ? Je ne saurais répondre.

    mainp2.jpgPourtant, si le nombre de suicides augmente avec l'âge, les hommes sont plus touchés. Si la précarité dévalorise l'individu, s'il y a sept fois plus de tentative de suicide dans les centres pénitenciers qu'ailleurs dans la société, c'est que les conditions de vie des hommes et leur équilibre est un facteur déclanchant.

    Lorsque la liberté est atteinte, le rejet de la société est présent, lorsque la dignité humaine est en jeu cela induit forcement un mal-être social qui se traduit parfois par une tentative de suicide.

    Pourtant en milieu professionnel, la situation dans l'entreprise, n'est souvent qu'un facteur : le stress, le chômage, ... parmi des problèmes personnels. Quid du rôle socialisant de l'entreprise ? Une entreprise, c'est une "communauté" de collègues qui ont un ensemble de points communs : des réunions, des clients, des exigences, des valeurs, des déjeuners, des pauses, ...

    Lorsque ce tissu d'échange disparaît on a tendance à mettre des barreaux aux fenêtres plutôt qu'à traiter ouvertement le problème. C'est une façon de le régler, mais est-ce la meilleure ?

    Les questions sont posées. Le débat est ouvert : les solutions sont entre les mains de chacun.

    Liens utiles :

  • Les confidences de mon médecin

    medecin.jpgJe vous avais promis une indiscrétion, la dernière fois que j'étais malade et que je n'avais rien.

    Mon médecin d'occasion, pas qu'il s'agisse d'une seconde main mais que je suis allé voir spécialement pour l'occasion, ne me connaissant pas m'ordonne des analyses. Pour justifier ses analyses, mon médecin me regarde en se frottant le menton et fini par me sortir avec une conviction que j'ai rarement vu chez un médecin : "je pense que vous n'avez rien, mais par définition on ne trouve que ce que l'on cherche alors on va vous faire...". Par pudeur, je ne détaillerais pas lesquels mais comme d'habitude j'ai fais un malaise vagale contrôlé puisque je commence à me connaitre. Passons. Comme mes lecteurs sont friands d'alégorie de la vraie vie, j'ai mis cette citation de côté.

    Remontons un peu le temps.

    Il y a trois mois, notre serveur de versioning Cvs crash, le vilain un vendredi soir. Pas moyen d'accéder a la machine même via le kvm. On envoi l'admin réseau chercher les disques dures au datacenter. Diagnostique : carte mère fichue. Il revient avec les disques le samedi pour tenter de les remonter et que mon équipe puisse travailler dès le lundi matin. Le disque de ce vieux serveur se branche pas partout, mais on arrive a trouver un serveur où le brancher. Après quelques tentatives (ou pas), le verdict de l'admin système tombe : on peux pas récuperer les disques. Là, amis pensez au backup : si vous en avez pas lancez ce chantier prioritaire ! Heureusement on avait un backup du matin même qu'on a remonté. Plus de peur que de mal cette mésaventure n'a coûté qu'une demi journée a huit personnes (développeurs et intégrateurs) pour reconstruire leur environnement. Ça aurait pu être pire ! Pis cette semaine, un collègue tombe sur le disque avec du versioning, le branche sur le serveur et oh miracle ça marche ...

    Quelle opération divine s'est-il donc passée ?

    Juste un peu de bonne volonté car on ne trouve que ce que l'on cherche et parfois il n'y a même pas chercher midi a quatorze heure.