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Produits et projets web - Page 9

  • La dictée de Pivot

    Premier postulat :

    Un bug c'est comme une faute d'orthographe. Parfois, c'est grave et empêche de fonctionner ou de comprendre, parfois moins grave et purement cosmétique. Quand on se relit on ne voit pas toujours ses fautes ou ses bugs.

    Deuxième postulat :

    Il y a des applicatifs et développements web qui sont plus complexes que d'autres. La multitude de fonctionnalités fait qu'un produit devient de plus en plus difficilement maîtrisable pour un seul homme. Pouvoir échanger sur les dépendances entre les fonctionnelités permet d'envisager la suites des développements de manière plus sûre.

    Conclusion :

    Bien souvent certains développements deviennent tellement complexe à force d'ajouter des modules sans architecture logicielle que c'est comme la dictée de Pivot, c'est dure de faire zéro bug !

  • Quand le web sera un Art

     

    La semaine dernière je me suis égaré à quelques état d'âmes culinaires. Un étonnant rapport avec la gestion de produit et de projet, mais qu'importe cette semaine je vais placer la barre encore plus haut ;). Ce week-end, j'ai eu la larme à l'oeil parce que c'était beau et les belles émotions font pleurer.

    Mon grand père, dès que l'hiver revenait et qu'il n'y avait plus rien à cultiver dans le jardin transformait la salle à manger en atelier de fabrication de panier en osier. Il tressait un à un les paniers qui allait servir pour faire les courses, dans la jardin pour ramasser les légumes et à la maison comme sucrier. Il pouvait passer des heures à concevoir ses modèles avec une telle patience et une telle perfection et soucis du détail ! Quand il offrait un panier ce n'était pas seulement un cadeau, c'était un honneur d'accéder à ce savoir faire unique et précieux. Je me revois l'observer et me dit que ce travail était de un Art. Pendant ce temps ma grand-mère préparait la cuisine, des plats uniques qu'on ne trouve pas dans le commerce.

    Mes grand-parents n'ont jamais cédé à la facilité de l'achat compulsif, ils aimaient faire par eux mêmes. C'est aujourd'hui une valeur essentiel du travail : l'amour du travail bien fait et la satisfaction d'avoir créer de la valeur.

    L'Art culinaire, c'est quand la cuisine atteint des sommets, quand c'est bon à en tomber par terre ! Les ouvrages d'Arts, c'est les ponts, les viaducs, les constructions fascinantes de grandeur, une conception majestueuses, un travail pharaonique. Et puis, il y a les Arts marciaux, l'Art de vivre, les Arts et Métiers (sic), ...

    Au début de l'Internet, il y eu les pionniers, des barbus qui développaient des logiciels dans leur garage. Maintenant il y a le Web 2.0, un écosystème réelle pour un savoir faire réél. Maitriser cette technologie être un honneur. Réaliser des projets participatifs pour des grandes entreprises qui font appel à nous, car elles nous reconnaissent une plus value qu'elles ne maitrisent pas, est une fierté énorme. Alors oui, il y a bien un Art du web, et comme tout Art il y a des règles (les règles de l'Arts) celles du travail bien fait, faire un produit qui rend service, ...

  • Produit, projet ou service web ?

    Ce week-end, j'ai dû écaillé mes pavés de saumon acheté 9,90 le kg à Carrefour (une bonne affaire !) alors que le saumon se vend 25 chez mon poissonnier. Par contre quand je vais chez mon poissonnier, il me propose d'ecailler le poisson. A Carrefour, qui me vend un produit et pas le service, si j'ose demander, le poissonnier me regarder avec son regard de merlan frit (elle était facile).

    Un site internet propose toujours de rendre un service aux utilisateurs. Enfin j'espère, sinon il faut se poser de sérieuse question sur son intérêt... Donc un site internet propose avant tout un service.

    Prenons la cas d'un hébergeur (de blogs ou de site internet) : lui propose des services d'hébergments qui sont packagés comme des produits. Mais entre un hébergeur low cost qui ne fournit que de l'espace disque et de l'acces internet, il est où le service ? Un hébergeur de qualité offrira du support, une hotline, ... mais tout cela a un coup.

    Quand on vend en B2B un produit web, par exemple une plateforme d'hébergement de vidéo en marque blanche, le client n'est pas le visiteur final. En plus de vendre le produit et le service à son client qui pourrait être un média papier qui veut étendre sa  présence sur internet, le fournisseur va être tenté de vendre un projet à son client pour placer son produit. En fait tout les éditeurs de services sur Internet sont aujourd'hui obligé de vendre du projet pour s'ils veulent être rentable : Kewego pour la vidéo, Exalead pour la recherche, blogSpirit pour les plateformes de blogs et de dialogues participatifs. En générale, ces entreprises ont peu de concurrence car il s'agit d'expertise qu'il sont peu à maîtriser. Mais comme il s'agit de service web In, les agences web sont peu nombreuses à maîtriser et à réaliser les projets à partir des logiciels.

    Au final, un éditeur de logiciel web est forcement un peu sckizophrène et n'est pas forcement dimentionné pour gérer les projets, les prosuit et les services.

  • Suciter la curiosité à travers le rapport d'étonnement

    La caricature du développeur, c'est d'être dans son monde déconnecté de toute réalité. Cette situation engendre souvent des finitions sur les produits pas toujours évidentes ce qui gâche tout. J'entend par finition, l'ergonomie, le montage graphique, ... Quand vous utilisez un Iphone, vous vous dites que c'est intuitif. Quand vous utilisez un logiciel dédié à votre activité professionnelle (si vous êtes comptable dans une banque et que l'on vous as développé un soft) vous vous dites que c'est fonctionnel. C'est la preuve que la réputation des informaticiens est au moins en partie vraie.

    Pour susciter l'introspection sur les développements, j'ai commencé à utiliser le rapport d'étonnement. Depuis 1 mois, un de mes client m'appelle tous les jours et me laisse 3 à 4 emails par jour. C'est d'ailleurs celui qui m'apporte le plus de retours. Un nombre de bugs impressionnants chez l'autre prestataire du client, une solution technique nécessitant des webservices pas toujours maitrisés et une migration en dépis du bon sens ont fait que la situation s'est tendue. Pour reprendre la main et maîtriser le flux de retour, j'ai opéré le week-end dernier à un rapport d'expérience utilisateur sur le portail que nous avons développé. A force de corrigé des bugs (de notre fait et non), de changer les spécifications fonctionnelles et techniques, nous avons mis en place un formulaire de création de compte qui ne peut pas déboucher, des messages incohérents par rapport au scénario utilisateur, ... pour être honnête une bouse !

    J'ai trouvé ce lien (puis 2 3 4) qui détaille tout.

    Je vais maintenant essayer de le transmettre à mes développeurs, chefs de projets et intégrateurs en définissant qu'est ce qui doit déclancher le rapport d'étonnement chez eux.

     

    A suivre ...

  • Processus, procédures et automatisation

    Après un long bavardage entre collègues, nous sommes tombés d'accord sur la finalité de la description des processus et des procédures. Pour moi qui suis un ultra procédurier, qui aime bien tout fixer et figer, j'avoue que trop de procédure nuit au bon fonctionnement des procéssus. C'est d'ailleurs presque toujours dans des environnements non maitrisés que l'on met en place des procédures. Mais si on ne prends pas le temps de savoir ce que l'on cherche à cadrer à travers ces procédures, on peu se tromper de cible et le remède devient pire que le mal.

    J'ai vu une entreprise qui a mis en place des procédures pour cadrer le travail des ouvriers en pensant que le problème venait de l'organisation des tâches alors qu'il s'agissait des outils de travail qui n'étaient pas adaptés !

    Donc pour les entreprises qui poussent je précaunise la description des processus pour commencer. Il s'agit de décrire de manière non figée, donc évolutive les us et coutume de l'entreprise. Dans les start-up qui grossissent comme des champignon, prendre le temps d'écrire l'histoire, c'est s'assurer que construire des bases solides. Les employés de seconde, troisième (et plus) génération n'ont pas le même tempérament de créateur d'entreprises et ont besoin d'être rassuré et cadré par rapport au devenir et aux ambitions de l'entreprise encore jeune.

    L'autre intérêt d'écrire les processus, c'est l'automatisation des tâches. C'est particulièrement vrai en production ou exploitation informatique. Je me souviens de précédentes expériences où je regardais circonspect un directeur technique vouloir automatiser un procédé sans même le maîtriser manuellement. On ne peut automatiser un procédé que si l'on maîtrise manuellement toutes les étapes.

  • Sortie de secours

    La première fois que j'ai dû prendre part au licenciement économique d'un membre mon équipe ce fut psychologiquement difficile. Je ne m'étais pas préparé en prenant mon poste à devoir me séparer de collègues. Il y a eu deux vagues, et plus la deuxième se profilait, plus j'avais l'impression qu'on me retirait quelque chose qui m'appartenait. Ma coéquipière de choc, pour qui j'étais son supérieur, a dû partir et le monde à continuer à tourner.

    Aujourd'hui, quand j'intègre une nouvelle équipe, je ne peux m'empêcher de me rappeler cette histoire. Quand on a travaillé avec des gens biens, voir le gâchi de devoir se séparer d'expériences et de coéquipiers motivés pour ramer dans le même sens, ça sert le coeur ! A contrario quand on reprend une équipe, on ne choisi pas toujours les membres de son équipe pour laquelle il y a toujours trois groupes :

    • Les personnes qui sont contre toutes les propositions qui peuvent être faites. Elles nourrissent une frustration à partir d'autres frustrations et c'est difficile de les motiver.
    • Le milieu de ligne, qui suit les ordres et se laissent portées, qui se plaignent mais qui n'ont pas le courage de changer le confort (intellectuel, matériel, ...) dans lequel ils sont plongés.
    • Le peloton de tête avec les moteurs qui ont une infatigable soif et envie de réussir pour qui l'inconnue ne fait pas peur, apporte des idées, ...

    Finalement, quelques semaines après leur licenciement, tout le monde a retrouvé du boulot assez facilement : certains ont crée une activité et d'autres ont retrouvé un job ailleurs. Après une semaine l'équipe s'était reconfiguré et resoudé avec de nouvelles priorités et objectifs.

    En fait, je crois que le changement ça à profiter à tout le monde. Dans le web et particulièrement en ce moment, il n'y a pas de risque à oser et cette expérience me l'a appris.