06.10.2010
La rentrée est livrée ?
Plus de note sur ce blog depuis quelques semaines ?
- Des vacances, non.
- Un défaut d'organisation, non.
- Un ulcère lié à une suractivité estivale, non,mais on s'en rapproche.
J'avais prévu de vous faire revivre ce match de tennis historique à Wimbledon où un français s'est incliné au bout de trois jours de combat intensif. J'avais prévu de donner quelques clefs sur la manière de conduire un changement de version de son site internet...
Au lieu de cela le néant. Pourquoi ? Parceque l'activité n'a pas décrue avec les vacances, que la mise en ligne d'une plateforme communautaire de prêt de 200000 blogs a retenu toute mon attention.
L'été c'est l'enfer
Dans nos métiers, la rentrée de septembre est toujours une date cruciale. Elle donne lieu à des lancements de nouveaux sites. Mais comme tout le monde part chacun son tour en vacances avec une partie des clefs du projet, les projets avancent en crabe. Bien sur tout doit être terminé pour le retour du client. Malheureusement on ne voit cela que dans les rêves car en septembre, frais comme un gardon, le client remet tout en cause !
Alors voilà cette année encore je n'ai pas regretté la rentrée. En ce début octobre j'ai quelques indices avant coureur qui me dise qu'elle semble livrée... Prochaine vague novembre puis Noël (bah oui les queues de budget et ce que j'ai dit ci-dessus reste vrai). D'ici là on va enfin pouvoir revenir à du travail de fond et d'organisation.
08:27 Publié dans Méthodologie | Commentaires (0) |
19.06.2010
Une pièce de théâtre
Je sors de deux jours d'une pièce de théatre dont les protagonistes était dans la salle et dont je faisais parti.
Dans quel traquenard suis-je tombé ?
Mais au fait, vous connaissez le rapport entre la fameuse enseigne d'électroménager Tardy dont le meilleur vendeur a un discours tellement technique qu'il fait fuire ses clients et Tour'Azur voyagiste low-cost dont l'assistante est promue à un poste "peau de banane" ? Non ?
Alex (alias Jacques Isore) et Sandra (alias Véronique Rocher) bien sûr. Ces comédiens, d'une pièce qui pût être du théâtre de boulevard si les situations n'étaient celles du quotidien du manager, sont en fait les formateurs originaux du "training relationnel du manager".
Durant deux jours les saynettes se sont succédées dont Veronique, Jacques et les autres participants nous donnent la réplique autour de 7 ateliers :
- faire un feedback négatif
- dire "non"
- annoncer une nouvelle désagréable
- négocier avec son responsable hiérarchique
- recevoir un collaborateur démotivé
- gérer un conflit
On y vient avec pleins d'idées préconçues sur la manière de manager au quotidien, une opinion de soit souvent décalée de la réalité.
On y trouve des situations vécues, des collègues aussi casse-bonbons que certains vrais, des chausses-trappes à débusquer !
On en sort ouvert à d'autres méthodes : plus souple pour les têtes brulées, plus ferme pour les éternels concensuels...
J'ajoute que les partages d'expérience entre les participants permet de relativiser ses propres "cas" !
Au final une excellente formation dynamique et vivante.
Pour info, cette formation fait partie du book de la CEGOS. Les intervenants sont des consultants de Transition Formation.
11:57 Publié dans Méthodologie, Ressources humaines | Commentaires (1) | Tags : formation, management |
13.06.2010
Le sénario du film version SCRUM
Ah ! Écrire un produit, c'est un peu comme écrire un livre. On écrit un monde idéal, on vit avec les personnages ou les cases à cocher en parfaite harmonie. On peut écrire ce que l'on veut, faire des anachronismes, placer placer des mots inconnus comme faire des circonloccutions. Bref c'est le pied car on se lâche !
Quand on passe à l'adaptation d'un livre à un film, c'est une autre paire de manches. Il faut selectioner les scènes comme avec SCRUM (découpage du backlogs en sprints) et prioriser les scènes en vue du tournage. Il faut "caster" les stars de php et les maquilleuses de mockup (maquettes filaires).
Sur le tournage, il faut être agile. Un assistant arrive auprès du réalisateur :
- dis moi, de quelle couleur tu veux le tracteur dans la scène du baiser ? (nldr : on tourne un navet à l'eau de rose)
- je sais pas, t'as quelle couleur ?
- un Masset Ferguson rouge ou un Cat jaune mais c'est un tractopel, sinon il y a un vieux Ford vert.
- ah très bien le vert.
- oui mais est disponible pas avant 15 jours.
- ok, va pour le rouge.
Heureusement, cet assistant joue le rôle d'un parfait Scrum Master pour repousser et lever en permanance les difficultés.
21:07 Publié dans Méthodologie | Commentaires (0) | Tags : scrum |
09.06.2010
Réussir sa soirée faritas sans multiplier les tortillas !
Sortons un peu, soyons plus léger, plus frais en ces temps de grandes chaleurs. Samedi dernier en tout cas il faisait très chaud ; rien de tel pour organiser une soirée mexicaine entre amis : ariba caramba, guacamol, tequila, faritas et tortillas !
Il y a toujours la solution simple d'acheter ses tortillas, mais c'est beaucoup moins drôle que de les faire soit même. Vous trouverez une bonne recette sur Internet et soyez méfiant du livre de cuisine de votre grand ... une intuition ? Je vois mal ma grand mère manger des faritas avec un sombreros sur la tête.
Ceci étant dit, c'est assez simple de faire la pâte à faritas on met de la farine (maïs et blé) et de l'eau puis on laisse faire le robot. On laisse reposer 1/2 heure.
C'est là que les choses se compliquent car il y a eu comme un bug dans la préparation. Au moment de séparer la pâte en pâton, la pâte était trop élastique, c'était comme du chewing gum qui collait au rouleau à pâtisserie. Là mon expérience en gestion produits web m'a servi. On a envoyé immédiatement un émissaire chez old el passo au cas où... Pendant ce temps pour rattraper l'affaire, on a du prendre chaque pâton un par un (c'est la multiplication des pains et des c*** en cas de bug sur une ligne de production). Ça c'est encore un truc que je tire de mon expérience de développeur. Quand on fait du copier coller de code et que l'on a besoin de modifier quelque chose, il faut repasser partout. Quel gâchis ! On a mis deux heures à 3 alors que normalement en 1/2 heure les faritas sont prêtes à être farcies.
Au final, les tortillas maison faisant 3 centimètres d'épaisseur et on a mangé les old el passo. Contrairement au bureau ça peu être plaisant et marrant de passer du temps, voire d'en perdre, en cuisine ratée.
09:22 Publié dans Méthodologie | Commentaires (0) |
28.05.2010
Pour quoi perdre du temps ?
Pa
rcequ'il y en a marre des gens pressés qui prennent pas soin de faire les choses correctement !
Parcequ'il y en a marre de recommencer un travail déjà fait mais bourré de bugs !
Parcequ'il y en a marre des mastodontes incontrôlables, j'ai déclaré la guerre au temps !
Voilà mon manifeste du jour (lire en prenant le phrasée d'Arlette L. ) : "on vous ment, on vous spolie tous les jours en vous racontant que la performance des capitaux passe par la performance à tout prix des ouvriers du web. Faites la révolution car plus on avance moins vite moins on avance plus vite." Stop ! Ça suffit les discours. Restons sérieux.
Je la refais "Plus on avance moins vite, moins on avance plus vite.". Lapalissade, me direz-vous. Oui si on sait perdre du temps pour en gagner à chaque instant... En fait, juste une question de rentabilité appliquée à l'humain. Vous trouverez cela un peu inhumain donc paradoxal, alors prenons un exemple.
Une nouvelle recrue arrive :
- bonjour Fatou
- bonjour, euuh Cloture, c'est ça ?
- oui Clotaire. ton poste est là, tes accès sur le post-it, le dossier de travail sur Béatrice dans le répertoire projet. Je reviens à midi, t'auras fini normalement. Si tu as besoin je suis là. Allez, bienvenue et courage.
Ok pour perdre du temps pour en gagner par la suite ! Mais là c'est évident.
Regardez dans nos startup, si vous les côtoyez, cette propension infernale à vouloir absolument embaucher des profils séniors. C'est bien pour avoir quelqu'un d'opérationnel tout de suite et donc réduire le temps de formation. Cela pose donc une question importante : est ce que la part d'expérience interne (connaître les produits de la société ou savoir développer avec le framework maison) est plus important que la part de standard (un logiciel graphique, le langage php) ?
Ayant accueilli trois nouveaux collaborateurs (et trois nouveaux doivent arriver) en moins de trois mois, je tire les conclusions suivantes :
- diminuer les connaissances spécifiques internes et les remplacer par des outils standards permets une plus grande adaptation (également importante si on envisage d'externaliser, c'est le même levier)
- abaisser le niveau moyens d'accès des connaissances internes. La compréhension du produit phare de la société est connu de tous, tandis que l'utilisation de bases de données postgreSQL (moins courantes que mysql) requiert une compétence technique de plus haut niveau. Lors du remplacement d'un collaborateur ou pour en faire évoluer un autre, ce point est important à retenir.
La formation n'est donc pas du muda de niveau 1 (gâchis qui ne rapporte rien) mais du muda de niveau 2 (perte indispensable que l'on cherche à minimiser).
17:19 Publié dans Méthodologie | Commentaires (0) | Tags : temps, organisation |
10.05.2010
Je suis Steeve Jobs ... Agile (fin)
Note sérieuse avant de commencer : tous les personnages sont des caricatures, les situations poussés à l'extrême pour mettre en évidence les mauvais penchants du manager looser.
Dans la première manche Steeve m'avait battu à plat de couture 1 ipad à 0. Mais le looser n'a pas dit son dernier mot.
Le pouvoir de Steeve Jobs c'est d'avoir le talent de voir juste sur le futur des produits. Là, j'idéalise le bonhomme. Mais en tant qu'excellent communiquant, il offre de la poudre de perlimpinpin car tout était calculé ce qui passe pour être du meilleur effet n'est en fait que de la poudre aux yeux. Là j'écrase le boss.
Pour suivre le Dieu Steeve et comme moi aussi j'ai du pouvoir, j'ai fais un communiqué de presse (ok, un Email) pour dire à mon équipe qu'un dossier super important pour les clients les attendait. Il y en avait plétor sur otrs, lequel je prends ?
Dossier 1 : porte variable dynamique intégrant l'héritage booléen en cascade via des triggers mysql.
Après mon mail plus personne ne voulait me parler. Il s'est passé 15 jours et rien. D'habitude quand j'envoie un email on a la politesse de me répondre, là rien on entendait les mouches volées. Je relance notre responsable mockup pour qu'il fasse des maquettes filaires.
Le bougre me dit qu'il comprend rien à ça que je lui demande.
- j'ai envoyé un mail il y a 15 jours c'est prioritaire. C'est pour une compétition contre Apple. Notre réputation est en jeu.
- oui mais je ne comprend pas ce que tu veux faire et de toute façon j'ai un mois de boulot d'avance.
- il fallait me le dire ! Passons. qu'est ce qu'on fait maintenant ?
- à toi de me le dire.
Leçon de ce dossier
- prendre un dossier fédérateur : celui-là respire l'ennui. On a pas toujours le choix, mais si c'est le cas autant trouver un sujet sympa. Globalement dans le web, un projet grand public apporte plus d'adhésion qu'un projet grand compte. Le contact avec l'utilisateur final à qui on rend service est motivant.
- dans l'urgence ou lorsque les plans sont bousculés reprendre ses esprits et revenir à vos basiques organisationnels. Il ne sert à rien de brasser du vent, ça épuise tout le monde. Faites un brife fonctionnel assurez vous que le ballon est bien entre les mains de vos collaborateurs.
- la clef du succès pour aller vite et être agile, c'est la compétence individuelle mais aussi celle de l'équipe à se surpasser ensemble, c'est la compétence collective.
Comme on est dans une note de blog, j'ai droit à un deuxième dossier.
Dossier 2 : augmenter le taux de participation de 20 points par la mise en place de Facebook connect, twitter connect,... (revoilà mon pote Mark)
Là je rencontre un succès plus vif car tout le monde à compris de quoi je parlais. L'objectif concret est motivant et fédérateur. Comme je suis futé, je n'ai pas pioché par hasard. Le responsable marketing m'a brieffé sur les tendances commerciales qui auraient le plus d'impact. J'ai listé dans le backlog produit les idées qui étaient les plus formalisées. On a fait la réunion de sprint pour caler les priorités et les détails du plan d'action. Bingo ! 1 mois plus tard les beta testeurs nous remontaient des améliorations. Pendant les tests on a paufiné le plan de com' et mis à jour la base de connaissance.
Alors Steeve ? T'en pense quoi ?
C'est ça que l'on est en train de mettre en place. Les kanbans, et autres outils Agiles d'organisation, c'est pour justement nous permettre de rester réactif même si l'équipe s'agrandi, même s'il y a des urgences, même si ...
Nous avons encore quelques recrutements stratégiques à effectuer et promis après on s'y remet à fond de quoi faire briller les yeux des chefs de projets ;) sans douleur et sans toucher aux pauses wii !
20:22 Publié dans Méthodologie | Commentaires (0) | Tags : apple, agile |
29.04.2010
Pourquoi j'aime travailler avec des collègues créatifs ?
L'h
istoire commence sur Twitter où un ancien collègue se plaint de Laposte qui a perdu son recommandé. "A vous d'inventer la vie qui avec !" pourrait convenir tout à fait puisque un collègue lui répond en image, preuve à l'appui. Je la reproduit ici (.chez kek.). Je dois avouer que je suis tombé sous le charme (à voir le nombre de commantaires, je suis pas le seul). Décryptons un peu cette image.
- il y a ce que tout le monde voit.
- il y a l'imaginaire très fertile de l'artiste à moins qu'il ne connaisse très bien laposte ;)
Ça fonctionne super bien, en effet :
- qui ne s'est pas demandé comment arrivait un taxi quand on appelle à la boite vocale de get7 ou taxisbleus ?
- qui ne s'est jamais demandé comment se fabriquent les fraises tagada ?
- ...
Plutôt que de parler de l'organisation de Laposte où tout à déjà été dit, parlons de la créativité. Reprennons l'image de notre humoriste : il y a ce que les clients voient et ce que l'équipe fait en aval pour faire tourner "l'usine" ! C'est donc que l'équipe doit être créative pour ne pas sombrer dans "l'usine à gaz". C'est justement cela qui m'intéresse !
Créativité individuelle :
On a tous un collègue qui de lui même aura la brillance de sortir une solution d'on ne sait trop où ! Mais si, en général c'est pas le plus doué communication, il est plutôt introverti certains disent même qu'il est un peu autiste et se pationne pour des sujets techniques (geeks). Oui mais ses solutions sont géniales à rendre jaloux plus d'un. Et bien votre collègue est atteint du syndrome d’Asperger. En fait, c'est un hypercréatif individuel. Il est parfois insupportable pour l'équipe mais indispensable. Pour valoriser et cultiver toute cette créativité, il faut la croiser avec d'autres sous forme de brainstorming.
L'échec un ressor à refuser mais pas à blâmer
Qu'il s'agisse de notre "autiste" ou d'autres collègues, on sait tous qu'on apprend en marchant. Refuser l'échec c'est ne pas s'en satisfaire, en faire défaitistement une règle inéluctable, mais c'est savoir tirer les leçons de l'échec : débrieffer en somme.
Blâmer un échec est à rebour destructeur de créativité. En agissant comme jugemment, il génére du stress et la peur de mal faire, ce qui démotive au partage d'idées. Les collègues se sentent alors déresponsabilisés, on observe alors une fermeture.
L'imaginaire fertile est contagieux
Pour créer, inover, trouver "the killer idea" il faut savoir penser autrement, se mettre dans des conditions différentes qui vont permettre d'être créatif. La richesse d'une équipe se trouve aussi dans son caractère pluriel, pluri-culturel. Et ça marche parceque la créativité des uns appelle la créativité des autres !
Reflexe créatif
Corriger un bug "vicelar", demande une expérience et aussi une méthode et des réflexes pour passer au crible l'ensemble des symptômes.
J'ai travaillé chez ArjoWiggins (papeterie) où le chef du BE avait toutes les réponses. Voilà comment il travaillait : tu l'appelles à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, il t'ecoute parler,
raccroche, va fumer un cigarette. Dix minutes plus tard, il te rappelle avec la solution avec la sagesse du vieux singe.
Une démarche créative doit être accompagné de rigueur. Il ne s'agit pas simplement d'expérience mais surtout de permettre à ses neurones de se connecter pour explorer un très large panel de possibilité. Contrairement aux idées reçues, apprendre à être créatif, ce n'est pas laisser son collègue aborder le problème comme il l'entend. L'accompagner en créant un plan d'exploration ou un rapport d'étonnement est essentiel.
Un tas de préjugé, de faux semblants nous bride au quotidien. Il agisse comme des oeillères.
La démarche AWAW (Artist Way At Work)
J'ai connu cette démarche avec Isabelle Fouchecour alors que je n'étais qu'étudiant et j'en retiens un excellent souvenir. J'en retire encore quelques pratiques. Awaw c'est la créativité au travail, comment rester créatif sous le stress, c'est acquérir certains réflexes qui aident à se sortir des situations bloquées parce qu'on se sera libèré mentalement de contraintes, les fameuses œillères.
Décharger ses pulsions en rédigeant des pages rush, passer une journée "ordinaire" avec un appareil photo pour pouvoir se questionner a posteriori sur ce qui a attiré notre regard au quotidien sont autant d'atelier qui cassent les habitudes, le train-train et qui nous questionnent sur nos choix en utilisant tous nos sens au maximum de leur capacité.
Au quotidien, c'est quoi être créatif ?
Certes on peut dire c'est créer, inover mais on fait guère avancer le schmiliblick. C'est avoir une attitude résolument ouverte c'est faire fis de chaque problème, technique, fonctionnel, financier, humain, ...
Et apporter des réponses qui sont résollument positives parce qu'utile, fonctionnelles et concraites.
L'ouverture de ce blog avait pour unique objectif de mieux appréander ma nouvelle fonction. C'est une manière créative de faire le point sur ses connaissances et le bilan des questions auxquels je suis confronté au quotidien. En celà, je peux anticiper, prendre le temps d'établir un plan qui sera forcément créatif et inovant en remettant en cause constamment les recettes de cuisines.
Tout cela c'est l'inspiration d'un exercice awaw !
09:20 Publié dans Méthodologie, Ressources humaines | Commentaires (1) | Tags : créativité, humilité |
14.04.2010
Mon bureau est rangé et puis c'est tout
Après avoir visité les coulisses de ma société par les sentiers hors piste, nous partons cette semaine dans ma sphère presque intime mon bureau.
Attention : ce billet pourrait choquer la sensibilité des plus susceptibles. En cas de crise de maniaquerie aigüe, l'éditeur de ce blog décline tout responsabilité.
"Mon bureau est rangé." Ceci est une affirmation, et pour être transparent avec le lecteur, je colle ici une photo.
Comme mon honnêteté ne peut être mis en cause, je vais vous expliquer comment je prends soin de mes affaires. Chaque dossier est rangé aux archives quand il ne sert plus. Pour être dans l'air du temps, je jette dans la corbeille "recyclage" ce qui peut l'être : un acte citoyen en somme. Mais je ne m'arrête pas là : quatre fois par semaine je passe une lingette nettoyante anti-poussières, anti-bactérie. Ma tasse à café est elle aussi netoyée avant chaque départ, le soir. Pour moi, ranger son bureau, c'est essentielle à la vie. Quand on aime son travail, on aime son bureau et on le maintien en ordre. C'est non seulement du civisme, c'est la quintessence du professionnalisme, une fiéreté de ...
- Aïe ! Quoi Pascal ? J'en fais trop ?
- Ma note était pas sur le nettoyage du bureau ? Ben, je sais ça ! Et alors ...

- T'avais pas le droit, je pers tout mon crédit maintenant. Tand pis je vais faire une pirouette.
La semaine dernière Pascal fait part à l'équipe technique d'un bug affreux : une histoire de nuage de tags mal rangés, classés par ordre alphabétique au lieu d'un classement par popularité. La première suggestion de l'intégrateur (voir la première photo pour comprendre la duperie) qu'il n'y a qu'à regarder de toute évidence le client avait dû faire une erreur en saisissant ses tags ou bien. En étudiant la requête qui récupère les tags, je me suis aperçu (voir photo 2) qu'une "bannette" hors du champs de vison avait été placée pour masquer le bug. De fait tout semblait ok à première vue.
- Et voilà Pascal !
- quoi, c'est tout ? Tu voulais de la philosophie ?
- non pas cette fois. Tu veux une conclusion socio-comportementale ? Bon Ok.
Humilité. L'humilité face au client. L'humilité face au bug, à la machine, à la vie. Pour faire correctement son travail, de chef de projet ou de développeur il faut être créatif au sens américain du terme, dépasser les prejugés, remettre en cause le bon sens, ... Bref faire sauter les barrières mentales : be aware !
13:31 Publié dans Méthodologie | Commentaires (2) | Tags : bureau, organisation, humilité |
13.02.2010
L'ordre des choses
Cette semaine j'ai eu une question "surprenante" (sic) de la part d'un nouveau collègue. Cette question je l'ai posée je ne sais pas combien de fois quand j'étais encore développeur.
"Par quoi je commence ?"
Quand on établit un planning, on a effectivement les clefs pour jongler avec les projets et les rendus. Jongler n'est pas un vain mot, il s'agit d'être le métronome de l'équipe en rythmant les efforts et le chef d'orchestre en réglant la partition... Entre parenthèses, c'est mon grand challenge pour 2010 que je prend très à coeur.
Quelle fut ma réponse ?
La priorité en terme de qualité, c'est la stabilité de la production et des développements, donc :
- La correction de bug critique (et moins critique) en production.
- La correction de tests unitaires rouges (pour éviter les régressions).
- Le développement de fonctionnalités.
1 et 2, c'est du temps de gâché (Muda de niveau 2 - aucune valeur ajoutée pour le produit mais indispensable), toute l'équipe doit le minimiser. Il va de soit que c'est 3 qui apporte de la valeur ajoutée (et notre raison d'être) donc que l'on a intérêt à faire le maximum de 3. De plus, plus 3 est soigné, moins il y aura de 1 et 2.
Donc la priorité en terme de produits :
- Le développement de fonctionnalités.
- La correction de tests unitaires rouges.
- La correction de bug.
C'est l'opposé.
Cette apparente contradiction correspond au point de vue de deux rôles de la méthode Scrum : le ScrumMaster versus le Product Owner.
20:27 Publié dans Méthodologie | Commentaires (0) | Tags : planning |
31.01.2010
La règle du ticket d'entrée dans des chantiers à forte valeur ajoutée
Après avoir traité la stratégie face au chantier d'élimination du muda (gâchi), nous allons nous détailler la mise en place d'une organisation lean pour le développement de logiciel.
Le cercle vertueux de développement logiciel
Voici les actions que nous allons mener dans les mois qui viendront. Nos produits sont relativement jeunes et ont besoin de souplesses. Leurs contours initiaux éolluent en fonction des projet et des besoins clients. Lors des premiers cycles de développements, il faut prendre garde à ne pas trop marquer le produit par les volontés d'un unique client.
Ce cercle vertueux est un cycle d'étude et développement que l'on peut retenir pour concilier la qualité, la rapidité d'exécution et la souplesse dans la gestion de la Road Map produit.
Comment cela se passe ?
Le backlog produit c'est la liste des fonctionnalités à développer. Quand on gère un produit web qui n'est pas encore mature, on vend au client un projet web. C'est les idées du client qui enrichissent fonctionnellement le produit. Une réunion mensuelle, réunion de planification, permet à la lumière des études du mois passé de sélectionner en fonction des priorités et de la charge, ce qui rejoindra le développement. Les éléments sélectionnés constituent la release ou backlog de sprint.
Un cycle (sprint) dure un mois. Cela permet d'entamer des gros chantiers. Parallèlement, une livraison hébdomadaire des développements permet d'assurer des recettes sur les serveurs de préproduction plus courte et livrer des projets qui demande certaines fonctionnalités. Un cycle comprend une partie étude technique préléminaire au gros chantier du mois à venir et une partie développement. En cela, je m'écarte de la méthode SCRUM pure, nous ne sommes pas suffisamment nombreux. Je considère qu'une étude de faisabilité est souvent plus importante que le développement que c'est un travail apparentière.
Pour les développeurs les plus juniors, j'ai mis en place des fiches de développements. Un chef de projets ou produits décrit fonctionnellement le besoin puis je détaille techniquement, en relation avec le responsable R&D, la meilleure manière technique d'arriver à la solution.
Les bénéfices
- Préparer le terrain par des études c'est s'assurer de ne pas avoir de surprise et de ne pas exploser le sprint.
- L'autonomie dans les livraisons permet d'évaluer son rythme et de se mettre une pression "seine" en fonction des attentes des clients.
- Avoir une idée des chantiers à 3 ou 6 mois (c'est beaucoup dans le web) permet d'anticiper (son plan RH, la sortie d'un nouveau produit, ...)
- Les arbitrages fonctionnelles du produit sont fait par le chef des produits par le feedback permanent avec le développeur.
Conclusion
Les cycles permettent une remise en cause régulière de ce que l'on fait. Même si on jette à la poubelle un sprint car le besoin n'est plus là on a perdu qu'un mois. Le cahier des charges suit le besoin au plus près. Imaginez faire six mois de dévelloppement et arrive au constat que l'on est à côté de la plaque car le cahier des charges a été construit au début à partir d'arbitrages fonctionnelles judicieux à la hauteur des connaissances du démarage d'un projet.
18:17 Publié dans Méthodologie | Commentaires (0) | Tags : développement, agile, scrum |









