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industrialisation

  • Les Temps Modernes informatisés

    C'est vendredi alors petite vidéo pour introduire le thème.

    Quand on dispose d'une chaîne de production de sites internet, comme c'est le cas des start up qui disposent d'un parc de plate-forme en modèle SAAS (OVH par exemple), il est difficile de distinguer clairement le produit du service, d'autant plus si le produit est un service. Pour un ingénieur en mécanique comme moi, il faut une bonne dose d'immersion virtuelle pour définir les contours d'un produit complètement immatériel. Quel idée saugrenue, aussi ?! Disons que pour auditer une chaîne de production, il faut bien commencer par un bout.

    Adapter la chaîne de production au produit :
    Prenons l'exemple d'un produit chargé de délivrer des mails, le besoin est que le destinataire soit informé du contenu du mail. Dans certaines entreprises, la secrétaire imprime les trois emails reçus par semaine et les présente sur papier au patron. Le contrat est remplit de manière efficace. Prenons maintenant le produit GMail, disons que je vois mal une armée de petites mains faire le facteur des millions de mails des utilisateurs.

    Pourtant, il est rare de constater que la mise en place de la chaîne production soit parfaitement adaptée aux contraintes que le produit et ses développements vont imposer (par exemple la communication auprès des clients que telle fonctionnalité est mises à disposition, son déployement à travers les environnements de travail ou la customisation aux couleurs du client). Pourtant, on aurait pas idée de construire la Citroen C3 sur la même chaîne de production que celle d'une 2CV. Et pour reprendre le film de la naissance d'une voiture, la chaîne de la citroen C3 a tourné 6 mois à vide sans voiture, juste pour répéter les gestes et prévoir les moindres défauts. C'est pousser l'anticipation à l'extrême ? Oui, et alors, faut-il le regretter ?

    C'est justement en intégrant les contraintes de la chaîne de production que l'on gagne l'efficience. Des amis m'ont dit la semaine dernière qu'il faisait construire une maison en bois. Ils font confiance au charpentier, qui fait son devis sans étudier à fond le dossier. Au moment du montage il s'est aperçu que son atelier était trop petit pour monter l'assemblage ! Il a dû louer un atelier pour les travaux. Je doute que le projet ait été rentable pour le charpentier. Quel gaspillage !