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sécurité

  • L'entreprise n'est plus synonyme de sécurité. Causes et conséquences pour attirer et recruter des profils à potentiel ?

    Avant propos : Cet article analyse le comportement observé récemment chez les profils techniques recrutés pour du développement, de l'intégration web, ... Le marché étant très demandeur de profils techniques, il renforce les observations décrites. Cependant on peut assez justement penser que le phénomène observé peut s'étendre à toutes les fonctions, tous les secteurs d'activité et toutes les tailles d'entreprise.

    sécurité,emploiIl y a quelques mois encore, je faisais confiance à des cabinets de recrutement pour filtrer les candidats, mais les erreurs de casting de ces derniers mois sur des candidatures qualifiées, me fait me poser des questions et prendre du recul sur les candidats.
    Je suis donc repassé par une période de recrutement par moi-même qui m'a fait prendre conscience de quelques réalités. Ces réalités sont pour partie les causes d'échec de l'intégration de nouveaux candidats.

     

    Les crises récentes changent la donne.
    Nos parents (les miens ont 55 et 60 ans) ont comme valeur la fidélité à leur entreprise. Eh oui, nos parents rentraient dans une "boite" pour y faire carrière et en sortait 37 ans après. Sauf que les média nous le rappelle fréquemment : du jour au lendemain, un plan de licenciement peut remercier un ouvrier ou un cadre qui a travaillé vingt ans et plus au même endroit. Je pense aux Conti, à Kodak, ... Le plus dur c'est penser à une reconversion à 45 ans, mais pour faire quoi ?
    La réalité de l'entreprise, c'est que nos sociétés ne font plus fantasmer. L'image des multinationales réputées solides, balayées par une crise financière ou économique mettant au tapis des années d'investissement de la part des salariés, est sévèrement écornée. L'entreprise n'est plus synonyme de sécurité. Pis la crise financière de 2008 (et maintenant 2011) renforce cette idée que de toute façon, les décisions ne sont pas toujours rationnelles, comme le Marché.
    Comment alors s'identifier à elle ? Comment s'investir "sans en garder sous la pédale" ? Alors que le moindre rhume de l'entreprise pour laquelle le salarié travaille pourra le mettre sur la touche.

     

    Conséquences pour les jeunes générations.
    Et bien, je l'affirme, la nouvelle génération de salariés, ne le sait pas forcement mais elle hérite de ce passé et a dans ses gènes toutes ces considérations.
    Parmi les échecs de recrutement, un salarié m'a demandé de passer à mi temps au bout d'un mois pour passer du temps sur des projets personnels.
    Parmi les candidats que j'ai reçu, 4/5 m'ont dit texto : "moi je veux être au 35 heures même si c'est moins payé, je préfère compléter par des missions free lance.". La tendance est plus forte chez les techniciens, et moins forte sur les profils très diplômes. Tous les profils reçus souhaitent profiter de la sécurité d'emploi relative qu'apporte l'entreprise, mais ne souhaite pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

     

    Qu'est ce que cela signifie pour le recruteur / l'entreprise ? Projections.
    Je suis très dérouté depuis quelques semaines et n'ai pu analyser la situation de depuis quelques semaines où je recrute en direct et n'ai plus de filtre. Il me semble que la tendance est très récente. La difficulté avec ces profils est qu'avant même de commencer à travailler il faut instaurer une confiance, qui n'existe pas a priori ! Sauf que pour le manager que je suis, c'est cornélien car le salarié sait à quoi il s'engage, et motiver quelqu'un à donner le meilleur de lui même alors qu'il en garde sous la pédale, c'est compliqué. Donc, mon réflexe est que je n'embauche pas car je ne sais pas travailler avec des gens qui ont cette exigence. Or ce sont souvent les profils qui sur le papier sont parmi les meilleurs (tests techniques à l'appui). Eux ont intérêt à rentrer sur un marché du travail libéral qui reconnait la valeur du travail en fonction de la maitrise coût délais qualité.

    Si cette tendance majoritaire se confirme, les entreprises qui cherchent à travailler avec des talents devront changer leur mode de fonctionnement. Ça voudra tout simplement dire que la relation entreprise salariée doit évoluer. Sans doute à l'avenir, les relations vont changer pour devenir des relations clients / prestataires, où le salarié deviendrait une sorte de free-lance. Il y aurait alors la place pour de nouveaux business : le portage salarial façon "franchisés" pour fédérer des activités complémentaires, des labels pour garantir la qualité du travail de tels acteurs du marché, des banques d'appels d'offres spécialisées (ça existe déjà en partie)... Or, ce qui est long pour l'entreprise c'est de se créer un réseau de prestataires sérieux pour compléter son domaine d'expertises et augmenter les "paniers" avec des prestations qui ont du sens et de la valeur ajoutée pour son client. Et c'est là que l'entreprise doit tirer son épingle du jeu. Les intérêts de l'entreprise pourront alors être "sauvegardées" du point de vue de l'actionnaire puisqu'elle externalise au maximum tout en s'alignant sur les conditions des ressources qui produisent la valeur ajoutée. En revanche, le travail pourrait paraitre plus précaire, mais serait réellement partagé entre tout le monde en fonction du niveau de chacun.

    Un nouveau modèle social et économique pour notre société est-il en train de voir le jour ? En tout cas les habitudes sont de plus en plus bousculée et une nouvelle ère démarre. On verra ce qu'elle nous apporte...

  • Croire que c'est pas grave

    Une diférence entre l'exploitation d'un site web en B2C par rapport au B2B réside dans le niveau de confiance que le client peut avoir.

    Prenons l'exemple de failles de sécurité : c'est un problème grave qu'il faut absolument corriger.

    D'une manière générale, faire confiance sur internet est difficile et des sites buggés et peu fiable il en exsite à la pelle. Seulement en b2b l'exploitant prend seul la responsabilité, et le danger est souvent restreint à l'infrastructure et au données éventuellement stockées des utilisateurs. La plupart des services web sont modestes en visiteurs, en revenus, donc en ressource.

    Quand on travaille en B2B2C (les services de forum sur les sites web des média tv ou papiers), le client payant un service à l'utilisateur finale, le livrable est un contrat de confiance. Le fournisseur ne peut pas ignorer les vis de fonctionnement, ni les failles de sécurité. S'il s'agit d'un client grand compte il aura d'autant plus de facilité à se retourner qu'il a de moyen de faire pression. Son image est en jeu, il n'aura aucune pitié.

    Il y a quelques années, j'avais installé le soft de ma société sur l'infrastructure d'un client. En général, l'hébergement restait dans notre périmètre de sorte que nous maîtrisons mieux certains paramètres. Une nouvelle version logicielle était mise en place car nous avions passé l'applicatif de php4 à php5. Pour limiter les coûts et éviter de déployer le soft et réinstaller les serveurs à quelques mois d'intervalle, nous avons livré la nouvelle version tout juste terminée (fonctionellement oui mais tous les tests de sécurité non). Ils étaient content mais une fois notre job terminé, le client a commandé un audit de sécurité. Toutes les failles de sécutité ont été corrigées en une semaine, mais la négociation commerciale qui s'en ait suivi à été très houleuse (pénalité, ...).

    Depuis, quand je suis sur un nouveau projet, je fais des tests, et à tous les coups, je trouve quelques choses. Depuis quelques temps, j'ai élargis les vis de sécurité à tous les vis fonctionnels (bugs critiques) de sorte d'évaluer de manière binaire ce qui marche vraiment sur un service web... Seule 30% des projets informatiques sont des succès (répond au besoin, à été livré à temps en respectant le budget) d'après une étude récente, maintenant, je le comprend.